Attentat rue des Rosiers : un accusé palestinien conteste son extradition
Attentat rue des Rosiers : un accusé palestinien conteste

Un homme palestinien, accusé de complicité dans l'attentat de la rue des Rosiers à Paris en 1982, a contesté vendredi 3 juillet devant la justice les conditions de son extradition depuis la Cisjordanie. Il affirme avoir été transféré illégalement vers la France.

Les faits et la procédure

L'attentat, survenu le 9 août 1982, avait visé le restaurant Jo Goldenberg, faisant 6 morts et 22 blessés. Ce Palestinien, âgé de 58 ans, avait été arrêté en Cisjordanie en 2020 à la demande de la France. Il est soupçonné d'avoir fourni un logement et des armes aux auteurs de l'attentat.

Lors de son audience devant la chambre de l'instruction de la cour d'appel de Paris, son avocat a plaidé que l'extradition était nulle car elle n'avait pas respecté la procédure légale. Selon lui, l'homme a été transféré directement de Cisjordanie vers la France sans passer par une procédure d'extradition formelle avec l'Autorité palestinienne.

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Les arguments de la défense

La défense soutient que l'accord bilatéral entre la France et l'Autorité palestinienne n'existe pas et que le transfert s'est fait en violation du droit international. L'accusé aurait été remis aux forces françaises par les services de sécurité palestiniens sans mandat d'arrêt valide.

« Il n'y a eu aucune décision de justice en Cisjordanie autorisant son transfert. C'est une remise de facto, sans base légale », a déclaré son avocat, Me François Roux, cité par l'AFP.

La position du parquet

Le parquet général a rejeté ces arguments, affirmant que la procédure était régulière. Il a souligné que l'extradition avait été demandée par la France et acceptée par l'Autorité palestinienne, et que l'accusé avait été remis aux autorités françaises dans le cadre d'une coopération judiciaire.

Selon le parquet, l'homme a été présenté à un juge français dès son arrivée, conformément aux règles. La cour d'appel rendra sa décision le 17 juillet.

Impact et contexte

Cette affaire relance les questions sur la coopération judiciaire entre la France et les territoires palestiniens. L'attentat de la rue des Rosiers est l'un des plus meurtriers commis à Paris dans les années 1980, et plusieurs suspects ont été jugés par contumace. Si l'extradition est validée, ce sera la première fois qu'un accusé sera jugé en personne en France pour cet attentat.

L'accusé encourt la réclusion criminelle à perpétuité. La décision de la cour d'appel est attendue avec attention par les parties civiles et les familles des victimes.

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