Attentat de Nice : 10 ans après, le père d'une victime dénonce un procès bâclé
Attentat de Nice : le père d'une victime dénonce le procès

Dix ans après l'attentat du 14 juillet 2016 sur la promenade des Anglais à Nice, qui a fait 86 morts et plus de 450 blessés, Thierry Vimal, père d'une jeune victime, exprime sa colère et sa déception face au procès qui s'est tenu en 2022. Il estime que la justice n'a pas été à la hauteur et que de nombreuses zones d'ombre persistent.

Un procès jugé insuffisant

Thierry Vimal, dont la fille de 24 ans a perdu la vie dans l'attentat, dénonce un procès « bâclé » et « à charge ». Il affirme que les avocats des parties civiles n'ont pas eu accès à toutes les pièces du dossier et que des éléments importants ont été occultés. Selon lui, l'enquête s'est focalisée sur le seul auteur de l'attentat, Mohamed Lahouaiej-Bouhlel, sans explorer suffisamment les éventuelles complicités.

Des questions sans réponse

Le père de la victime pointe du doigt plusieurs failles : l'absence de réaction des forces de l'ordre pendant la course du camion, les lacunes dans la surveillance du terroriste présumé, et le manque de coordination entre les services de renseignement. Il estime que ces négligences ont contribué à la tragédie et que les responsables n'ont pas été identifiés.

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« On a jugé un mort, mais on n'a pas jugé les vrais responsables », déclare Thierry Vimal dans un entretien, reprenant les propos de nombreux autres proches de victimes. Il réclame une nouvelle enquête indépendante pour faire la lumière sur les défaillances des autorités.

Un combat pour la vérité

Depuis l'attentat, Thierry Vimal s'est engagé dans une quête de vérité. Il a cofondé l'association « 14 Juillet 2016 » qui regroupe des familles de victimes. L'association a multiplié les actions en justice pour obtenir des réponses et dénoncer les manquements de l'État.

« Nous ne voulons pas que cela se reproduise. Il faut tirer les leçons de ce drame », insiste-t-il. Selon lui, le procès n'a pas permis d'établir les responsabilités collectives et a laissé les familles dans l'incompréhension.

Des avancées malgré tout

Malgré ses critiques, Thierry Vimal reconnaît certaines avancées, comme la reconnaissance du statut de victime pour les blessés psychologiques et la mise en place d'un fonds d'indemnisation. Cependant, il estime que la justice n'a pas rempli son rôle de manière satisfaisante.

« Le procès a été une étape, mais il n'a pas apporté les réponses que nous attendions », conclut-il. Il appelle à une réflexion nationale sur la gestion des attentats et le soutien aux victimes.

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