Le jeune homme de 24 ans poursuivi pour atteinte sexuelle sur mineur de moins de 15 ans dans le tramway de Nice sera jugé le mercredi 21 octobre. Il a été maintenu en détention jusqu'à cette date, a-t-on appris lors de l'audience du lundi 14 septembre.
Des faits survenus le 9 septembre dans le tramway de Nice
Les faits remontent au mercredi 9 septembre. Le suspect avait été interpellé par la police municipale de Nice après qu'une adolescente, sous le choc, s'était réfugiée auprès d'agents de propreté de la ville. Selon les éléments de l'enquête, il est soupçonné, sous l'emprise de l'alcool, d'avoir adopté un comportement insistant à l'égard de l'adolescente, se collant à elle à deux reprises dans le tramway, avant de la suivre lorsqu'elle en est descendue en proférant des propos obscènes.
À l'audience, le jeune homme a nié tous les faits qui lui sont reprochés. Il est apparu dans le box avec une silhouette frêle, des cheveux mi-longs et un air détaché. Le fond du dossier n'a pas été abordé, puisque ce dernier a demandé un délai pour préparer sa défense, sur conseil de son avocat, Me Jean-Philippe Espallargas.
Un profil judiciaire lourd
Né en 2002 et de nationalité franco-algérienne, le prévenu vit chez sa mère à Nice. Il affirme ne pas travailler en raison d'un problème au bras. Son casier judiciaire comporte déjà onze mentions. Les premières remontent à 2016, avec une condamnation pour vol aggravé. Trois ans plus tard, il est condamné notamment pour des violences sur personne dépositaire de l'autorité publique, ainsi que dans plusieurs autres affaires de vols et de recel.
Incarcéré à maintes reprises, il était placé sous sursis probatoire au moment des faits. Le tribunal, présidé par Isabelle Demarbaix-Joando, a ordonné son maintien en détention.
Une seconde expertise psychiatrique rejetée
Dans le cadre de l'enquête, une première expertise psychiatrique a été réalisée. Pour Me Jean-Philippe Espallargas, celle-ci ne suffirait pas à éclairer sur la personnalité de son client, qu'il n'hésite pas à qualifier de « profil complexe ». Une demande de seconde expertise a toutefois été rejetée, le parquet s'y étant opposé, tout comme le tribunal. Le suspect sera donc jugé le 21 octobre.



