Un homme de 25 ans a été condamné à deux ans de prison ferme par le tribunal judiciaire de Grasse pour avoir violemment arraché le collier d'une octogénaire en plein centre-ville de Cannes, le 29 août dernier. Le suspect a été identifié grâce au traceur GPS dissimulé dans la trottinette électrique volée qu'il utilisait.
Un vol éclair sous l'œil des caméras
Ce jour-là, une dame de 86 ans attendait entre deux voitures garées près d'un trottoir que sa fille vienne la chercher pour la conduire à la gare. Un individu à trottinette électrique, vêtu d'un gilet fluo, a surgi et lui a arraché le collier qu'elle portait au cou, sous l'œil des caméras de vidéosurveillance de la ville. Encore sous le choc et portant une marque rouge visible au cou, la victime s'est rendue seule au commissariat de Cannes pour porter plainte.
Le traceur GPS, clé de l'enquête
Le même jour, le propriétaire d'une trottinette électrique orange et noire a signalé le vol de son engin dans une rue perpendiculaire à la rue d'Antibes. Il avait eu la prudence d'y dissimuler un traceur GPS. La géolocalisation a permis de retrouver le suspect, qui s'avérait être le même que celui filmé lors de l'arraché du bijou, comme l'a confirmé le visionnage des images vidéo. Interpellé en flagrant délit par la police municipale alors qu'il s'apprêtait à revendre la trottinette, le suspect a été identifié comme étant Sidi Ali N., 25 ans, de nationalité algérienne.
Ce dernier faisait l'objet d'une obligation de quitter le territoire français (OQTF) avec assignation à résidence, ce qui ne l'a pas empêché d'effectuer deux allers-retours en Espagne depuis Lyon, où il réside habituellement chez sa mère. Lors de sa comparution immédiate devant le tribunal judiciaire de Grasse, il a déclaré : « Je suis venu à Cannes en vacances. Des amis ont volé mon argent, j'ai honte, je regrette ».
Deux ans de prison ferme et interdiction du territoire
La présidente du tribunal a souligné le manque d'éthique du prévenu : « Il faut perdre tout sens moral pour s'attaquer à une vieille dame de 86 ans. Au préjudice psychologique s'ajoute la perte d'un objet d'une valeur sentimentale. » Le procureur a estimé que l'individu, au guidon d'une trottinette volée, avait écumé les rues de Cannes dans le seul but de trouver une proie facile et vulnérable, et a requis 30 mois de prison.
Pour la défense, Me Déborah Ravion a rappelé la situation précaire de son client ainsi que son addiction aux stupéfiants, tout en concédant qu'il était présent pour subir la conséquence de ses actes. Le tribunal a finalement condamné Sidi Ali N. à deux ans de prison ferme avec mandat de dépôt, assortis d'une interdiction du territoire français pendant cinq ans.



