Le Bureau d’Enquêtes et d’Analyses (BEA) a publié lundi 21 septembre 2026 un nouveau point d’avancement sur l’incident grave du 21 septembre 2025, lorsqu’un Airbus A320 de Nouvelair a failli percuter un appareil d’easyJet sur la piste de l’aéroport Nice-Côte d’Azur. Les investigations se concentrent désormais sur la lisibilité des balisages lumineux et les contrôles de sécurité.
Un an après, les investigations se poursuivent
Dans son document, le BEA indique que « les travaux d’enquête se poursuivent afin d’établir les circonstances de l’événement et d’en identifier les facteurs contributifs ». Depuis son rapport initial, l’organisme a analysé les données des enregistreurs de vol (CVR et FDR), les conditions météorologiques, les radiocommunications du contrôle aérien, et s’est particulièrement penché sur « l’impact du balisage » des deux pistes.
Pour comprendre la perception visuelle des pilotes, le BEA a sollicité la Section aérienne de la Gendarmerie (SAG) d’Hyères pour un « vol de reconstitution de nuit » en janvier 2026, avec un avion fourni par easyJet. Le laboratoire du Service technique de l’Aviation civile (STAC) a également été mandaté pour analyser « les caractéristiques du balisage des pistes et leur impact sur sa perception ».
Des améliorations possibles pour la sécurité aérienne
L’enquête a été élargie aux niveaux réglementaire et organisationnel. Le BEA examine « la réglementation européenne applicable au balisage des aérodromes », le fonctionnement du système radar anti-collision, ainsi que « les événements antérieurs de confusion de pistes survenus sur l’aéroport Nice-Côte d’Azur et dans le monde ».
Le rapport souligne des « possibilités d’amélioration » concernant « la connaissance par les équipages de certaines spécificités des aérodromes » et « les méthodes de contrôle de ce balisage (au sol et en vol) ». L’organisme rappelle que ses conclusions sont évolutives et visent à « formuler des recommandations de sécurité ou des messages de sécurité destinés à prévenir le renouvellement d’un événement similaire ».
Le témoignage d’un passager du vol easyJet
La catastrophe avait été évitée grâce à une remise de gaz d’urgence. « On était alignés sur la piste, prêts à décoller. Soudain, on a entendu un énorme bruit et ressenti de fortes vibrations », a raconté Sacha, un passager assis au fond de l’appareil easyJet, à Nice-Matin.
« Le copilote me disait à la sortie : “On n’a jamais connu ça… Il est passé à environ trois mètres de nous”. On clignotait pourtant comme un sapin de Noël ». Sous le choc, l’équipage a dû annuler le vol. « Le pilote a pris la parole quelques minutes plus tard, il parlait avec son cœur, il était en pleurs… Il nous a dit “Là on est choqués, ce n’est pas possible pour nous de repartir” », a ajouté le voyageur.



