Arnaque au faux conseiller : 13.000 € siphonnés à une cliente ING
Arnaque faux conseiller : 13.000 € siphonnés à Grasse

Le tribunal judiciaire de Grasse a ouvert le procès d'un escroc de 26 ans, Ludovic L., accusé d'avoir dérobé plus de 13.000 euros à une cliente de la banque ING en se faisant passer pour son conseiller bancaire. Le prévenu, déjà en récidive, fait face à 16 autres dossiers similaires. Il encourt 20 ans de prison.

Une victime marquée par l'arnaque au faux conseiller

La victime, dont le compte a été « siphonné », a décrit dans une lettre adressée au tribunal son sentiment de « colère, d'impuissance et d'insécurité » ainsi qu'« une lente dégradation de [son] état de santé ». Elle écrit : « Je reste marquée par ce que j'ai vécu. De cette expérience douloureuse, il y a un avant et un après. »

La présidente du tribunal a souligné le caractère particulièrement pernicieux de l'arnaque : « On ne lui a pas volé de l'argent qui traînait sur une table, mais on l'a poussée dans un mécanisme qui fait d'elle le dindon de la farce. » La victime a en effet participé, à son insu, au mode opératoire imposé par l'escroc.

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Un mode opératoire sophistiqué et de nombreuses victimes

Ludovic L., un Parisien âgé de 26 ans, est soupçonné d'avoir trompé un nombre bien plus élevé de clients, notamment de cette banque. La présidente a noté que la banque ING « n'assurait plus le même niveau de sécurité informatique alors qu'elle se désengageait du marché français ». Le dossier recense 16 autres victimes qui se sont fait arnaquer.

Le prévenu est décrit comme un jeune homme entraîné dans la spirale de l'arnaque, allant puiser dans les bas-fonds du dark web. Il a été appréhendé dans un hôtel de Cagnes-sur-Mer après qu'un membre du personnel a signalé la présence d'une arme de poing sur la table de nuit de sa chambre. Les policiers, alertés, l'ont « cueilli » à son retour sur les lieux. Lors de la perquisition, plus de 16.000 euros en liquide ont été découverts.

Le prévenu reconnaît le blanchiment mais conteste l'origine

Devant ses juges, Ludovic L. reconnaît des faits de blanchiment des sommes détournées frauduleusement, mais dit ne pas être à l'origine de l'arnaque. Il décrit une sorte de pyramide articulée autour d'individus indépendants les uns des autres. Le procureur doit requérir ce vendredi, l'association de malfaiteurs étant le principal enjeu. La défense, assurée par Me Laura Lagarde, plaidera les intérêts de ce jeune homme qui a fondu en larmes devant la peine encourue. Le dossier sera évoqué pendant deux jours consécutifs.

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