Un escroc se faisait passer pour un conseiller bancaire. L'arnaque bien rodée du faux coursier, envoyé par un individu se faisant passer pour votre conseiller bancaire, a encore fait une victime à Antibes le 26 mai dernier. Une personne âgée particulièrement vulnérable est tombée dans le piège tendu par un individu peu scrupuleux. Pendant un appel téléphonique de plus d'une heure, il a réussi à convaincre un monsieur de 82 ans de remettre deux cartes de paiement à un faux coursier venu les récupérer.
Le mode opératoire de l'escroc
Toujours au même motif invoqué par le faux banquier ("Sami du 92") : "Nous constatons des opérations litigieuses sur votre compte, des tentatives effectuées en Espagne. Nous allons vous remettre de nouvelles cartes et les codes en échange de vos cartes actuelles et de leurs codes."
La réaction rapide de la famille
Après avoir réussi son coup, au guidon de son scooter, en jogging et casquette, sans éveiller le moindre soupçon de la victime, Nawfale B., âgé de 22 ans et natif de Clichy (Hauts-de-Seine), a entamé la tournée des distributeurs de billets avec la Mastercard et la carte Pass volées. Mais grâce à la vigilance de la fille de la victime, qui a fait opposition à ces différents moyens de paiement subtilisés, le jeune homme s'est fait repérer lors d'une tentative d'achat avortée au supermarché Carrefour Saint-Claude. Il avait auparavant siphonné environ 3 000 euros sur le compte de sa victime.
Le procès et la condamnation
Identifié, appréhendé puis présenté en comparution immédiate devant le tribunal judiciaire de Grasse, le prévenu jure qu'il a fait ça pour rendre service à un ami : "Le monsieur m'a donné les cartes dans une enveloppe. Je n'ai jamais volé, ils m'ont piégé." En perquisitionnant son scooter, on trouve, cachée dans la selle, une cagoule noire. "C'est pour aller au travail le matin", assure le jeune homme. Avec déjà 7 mentions à son casier judiciaire, le procureur rappelle qu'il est sorti de prison "seulement le 16 janvier dernier, par une mesure de confiance de la justice, et qu'on le retrouve quelques semaines plus tard en garde à vue". Aux intérêts de son client, Me Emmanuelle Boukobza Gaglio rappelle qu'il n'est pas à l'origine de l'arnaque, qu'il a agi par naïveté pour des faits détestables. Dans son délibéré, le tribunal condamne Nawfale B. à un an de prison avec mandat de dépôt. Il devra indemniser sa victime.



