L'Égypte a vivement protesté après sa défaite 3-2 face à l'Argentine en Coupe du monde, dénonçant un arbitrage systématiquement favorable aux champions du monde. Le sélectionneur égyptien Osama San s'est montré particulièrement virulent : « Ce qui s'est passé n'était ni juste ni équitable. Le champion du monde a bénéficié d'un soutien à tous les niveaux. » La fédération égyptienne a déposé une plainte officielle auprès de la FIFA, réclamant l'exclusion de l'arbitre français François Letexier du reste de la compétition.
Des décisions controversées en série
Plusieurs situations ont alimenté la polémique. Un penalty accordé à l'Argentine sur un contact léger avec Tagliafico, une faute sifflée contre Salah qui stoppait une contre-attaque prometteuse, et surtout l'annulation du but égyptien après intervention de la VAR pour une semelle commise 10 secondes plus tôt et à 100 mètres de là. « Le problème c'est qu'on a remonté trop loin dans l'action », analysent les observateurs.
Une accumulation qui interpelle
Cette accumulation de décisions « 50-50 » toutes favorables à l'Argentine relance les soupçons de favoritisme. Une statistique interpelle : Messi a obtenu 7 penalties sur les Coupes du monde 2022 et 2026, contre un seul entre 2006 et 2018. Pour comparaison, France, Allemagne, Brésil, Portugal et Espagne réunies totalisent seulement 5 penalties accordés. Si chaque décision prise individuellement peut se justifier, leur accumulation questionne la cohérence arbitrale générale du tournoi.



