« Manon est-elle encore vivante ? Il faut qu’on obtienne la vérité » : le poignant appel de la marraine de l’agricultrice disparue
Les démonstrations d’amitié ce week-end entre Alger et Paris ravivent l’espoir de la famille de la jeune éleveuse, disparue depuis fin mars. Sa marraine veut croire que l’enquête en Algérie donnera des résultats en Loire-Atlantique.
Par Emilie Torgemen, le 12 mai 2026 à 06h00.
Manon Relandeau, 31 ans, signalée disparue depuis fin mars, à Saint-Étienne-de-Montluc, près de Nantes. Photo venant du compte Facebook de Manon Relandeau.
Elle s’est volatilisée. La disparition de Manon Relandeau, jeune agricultrice de 31 ans à Saint-Étienne-de-Montluc en Loire-Atlantique, a été signalée le 3 avril. Elle a laissé sa fille de 15 mois, ses chevaux, ses vaches et n’a plus donné signe de vie.
Rapidement, les enquêteurs ont orienté leur recherche vers son compagnon, Abdelkarim B. que tout le monde appelle Karim. À la fin du mois d’avril, le suspect numéro 1 dans la disparition subite de l’éleveuse a été interpellé en Algérie, son pays natal qu’il avait rejoint et où il se trouvait avec leur fillette. Il a été ensuite incarcéré par les autorités algériennes. L’homme de 41 ans est visé par une enquête pour meurtre et enlèvement à Nantes.
La marraine de Manon, qui a requis l’anonymat, a lancé un appel poignant : « Manon est-elle encore vivante ? Il faut qu’on obtienne la vérité. » Elle espère que les récentes avancées diplomatiques entre la France et l’Algérie permettront de faire avancer l’enquête. « Nous voulons des réponses, pour Manon et pour sa petite fille », a-t-elle ajouté, la voix tremblante.
Les proches de l’agricultrice organisent des rassemblements à Saint-Étienne-de-Montluc pour maintenir la pression sur les autorités. Ils demandent une coopération judiciaire renforcée entre les deux pays. L’avocat de la famille a indiqué que des démarches étaient en cours pour obtenir l’extradition du suspect.
En attendant, la communauté locale reste mobilisée. Des affiches avec le visage de Manon sont placardées dans toute la région. « Nous ne l’oublions pas », scandent les habitants. L’espoir demeure, malgré les semaines qui passent.



