Depuis le mois de mai 2026, les vols à l'arraché de bijoux se multiplient à Antibes, en particulier dans la station balnéaire de Juan-les-Pins. Le maire Jean Leonetti dénonce un phénomène « inédit » et appelle à des mesures urgentes.
Une recrudescence inquiétante des vols à l'arraché
Après Cannes, Monaco et Saint-Tropez, Antibes fait face à une vague de vols à l'arraché sans précédent. Une quinzaine de faits ont été recensés depuis début mai, avec une accentuation ces dernières semaines à Juan-les-Pins. Les forces de l'ordre sont mobilisées presque quotidiennement, alors que la saison touristique bat son plein.
Jean Leonetti fulmine contre ce qu'il qualifie d'« impunité judiciaire » dont bénéficient les malfaiteurs, souvent mineurs. Il réclame des « mesures de fermeté immédiates ».
Deux types de délinquance identifiés
Le maire distingue deux phénomènes. Le premier concerne des rixes entre bandes de jeunes extérieurs à la commune, venant de Vallauris, Cannes ou Nice. Ces affrontements, sans motif particulier, n'ont causé aucun blessé grave cette année. La municipalité a renforcé la surveillance, notamment à la gare, et quadrillé la zone avec des patrouilles en civil et en uniforme.
Le second phénomène est celui des vols à l'arraché et des pickpockets. « Le phénomène est particulièrement intense cette année : nous recensons, aux dernières nouvelles, entre douze et dix-huit faits », explique Jean Leonetti. Ces vols visent principalement des personnes âgées et, dans 80 % des cas, les mêmes auteurs sont interpellés. Il s'agit pour la plupart de mineurs étrangers non accompagnés, placés en foyer.
Des mesures insuffisantes face à l'impunité
La procédure classique est peu dissuasive : les mineurs sont simplement convoqués devant un juge des enfants. « Je ne vais pas tolérer que ça continue ainsi. Arracher un collier et se retrouver paisiblement en foyer, c'est inacceptable », s'indigne le maire.
Une réunion avec le Conseil départemental était prévue pour discuter du placement des mineurs hébergés sur le territoire. Les options envisagées incluent la prévention, l'éloignement vers d'autres centres, ou des sanctions immédiates comme des travaux d'intérêt général ou une comparution immédiate.
Jean Leonetti appelle à une nouvelle loi pour abaisser l'âge de la responsabilité pénale à 17 ans. « Si l'on a le droit de conduire à cet âge – et potentiellement, demain, le droit de vote –, la responsabilité pénale devrait suivre », argue-t-il.
Un traumatisme pour les victimes âgées
Le maire rapporte un cas récent où un arracheur de collier a griffé le visage d'une victime de 87 ans. « Ce genre de traumatisme, chez les plus âgés, peut tragiquement accélérer la fin de vie », conclut-il.



