Un jeune homme condamné à six mois de prison ferme pour des menaces à Anglet
Pour une sombre histoire d'argent, Kilian, un jeune homme de 21 ans, a été condamné ce jeudi 19 février par le tribunal judiciaire de Bayonne à une peine de douze mois de prison, dont six avec sursis. L'affaire, qui remonte à mi-février, trouve son origine dans un vol de 300 euros commis par un adolescent de 17 ans, connu de Kilian, accompagné d'un homme cagoulé et armé d'un couteau, au domicile de sa mère à Biarritz.
Des menaces téléphoniques pour récupérer l'argent volé
Désireux de retrouver son argent, Kilian a contacté par téléphone la mère du jeune de 17 ans. Il l'a sommée de lui rendre les 300 euros, proférant des menaces explicites : « mettre une balle à son fils ou de leur mettre un coup de couteau ». Terrorisée, la mère a accepté un rendez-vous sur son lieu de travail, le 16 février, devant le centre commercial BAB2 à Anglet. Par précaution, elle s'y est rendue avec un vigile et avait préalablement alerté son mari ainsi que la police.
L'intervention sur place et l'arrestation
Arrivé sur les lieux, Kilian a accompagné la victime jusqu'à un distributeur automatique pour retirer la somme. Celle-ci a volontairement fait échouer la transaction. À ce moment, Kilian aurait déclaré : « Un coup de cutter, ça part vite ». Le mari de la victime est alors intervenu, plaquant le jeune homme au sol en attendant l'arrivée de la police, qui a procédé à son interpellation. Un cutter a été retrouvé sur Kilian lors de son arrestation.
Un procès marqué par des versions contradictoires
À l'audience, Kilian a nié les menaces, affirmant avoir simplement voulu récupérer son argent « tranquillement et à l'amiable ». Il a assuré penser que la mère lui remettrait spontanément les 300 euros et s'est estimé victime dans cette affaire. L'avocate de la mère, Me Cloé Irigoin-Carricaburu, a souligné que sa cliente avait été « traumatisée », car elle ignorait à qui elle avait affaire. Sept jours d'incapacité totale de travail (ITT) lui ont été prescrits.
Le procureur a qualifié l'acte de Kilian de ciblage délibéré de la personne la plus vulnérable, requérant quatorze mois de prison dont huit avec sursis. Me Laurent Bidart, avocat de la défense, a jugé crédible la version de son client, réfutant toute idée de vengeance et affirmant qu'il n'y avait pas eu de tentative d'extorsion. Aucun mandat de dépôt n'a été prononcé à l'issue du procès.



