Violences conjugales à Alès : un Biterrois condamné pour avoir jeté une chaise sur sa compagne
Alès : un homme condamné pour violences conjugales

Un Biterrois condamné pour violences conjugales à Alès

Un habitant de Béziers, âgé de 27 ans, a été jugé en comparution immédiate devant le tribunal correctionnel d'Alès, dans le Gard, le lundi 23 juin 2025. Il lui est reproché d'avoir violenté sa petite amie, une Alésienne rencontrée sur les réseaux sociaux, avec qui il était en couple depuis cinq mois. Lors d'une altercation survenue le 19 juin au domicile de la jeune femme, il lui a notamment jeté une chaise. La victime, présente à l'audience avec une minerve, a obtenu quatre jours d'interruption temporaire de travail (ITT).

Des faits sous l'emprise de l'alcool et de la cocaïne

Le jour des faits, le prévenu avait consommé de l'alcool et de la cocaïne. Il a déclaré regretter son comportement, affirmant : « Je n'aurais jamais dû faire ça ; j'aurais dû partir. J'ai un problème de violence ; il faudrait que je me soigne. » Il a également indiqué avoir reçu des coups de la part de sa compagne. Cependant, le parquet a dénoncé un « art de la minimisation » de sa part.

La victime exprime sa peur

La jeune femme, visiblement marquée, a confié : « Maintenant, j'ai peur de lui… » Son avocate, Me Claire Sadoul, a demandé une interdiction de contact, soulignant que sa cliente ne souhaitait plus aucune relation avec le prévenu. Le substitut du procureur, Quentin Larroque, a requis deux ans d'emprisonnement, dont six mois avec sursis probatoire, un maintien en détention, ainsi qu'une interdiction de contact et de paraître au domicile de la victime. Il a souligné la « sincérité totale » de la plaignante, qui a été « passée à tabac », comme en témoignent les clichés de l'enquête.

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La défense plaide une remise en liberté

En défense, Me Sophie Bonnaud a mis en avant la personnalité de son client, qui n'avait jamais été incarcéré auparavant, et a plaidé pour une « prise en charge globale » et une remise en liberté. Le tribunal a suivi en partie cette demande, ne décernant pas de mandat de dépôt. Le prévenu a été condamné à 21 mois de prison, dont un an avec sursis probatoire. Il lui est interdit de contacter la victime, de paraître à son domicile et de se rendre dans la ville d'Alès.

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