Une ancienne aide-soignante de 43 ans a été condamnée au Royaume-Uni à deux ans et neuf mois de prison pour avoir détourné plus de 9 300 euros du compte bancaire d’une retraitée de 80 ans. L’employée, qui a profité de sa fonction pour financer des achats personnels pendant cinq mois, a commis un "grave abus de confiance" selon le tribunal.
Des achats personnels financés par la carte de la victime
Chargée d’accompagner une retraitée de 80 ans dans son quotidien, une aide-soignante a finalement été condamnée pour avoir vidé le compte bancaire de la personne dont elle avait la responsabilité. En quelques mois, plus de 9 300 euros ont disparu, ne laissant que 22 euros à la victime, indique ITV. L’affaire s’est déroulée au Royaume-Uni, où cette employée de 43 ans intervenait au domicile de l’octogénaire.
Dans le cadre de ses fonctions, elle était autorisée à utiliser la carte bancaire de la retraitée afin d’effectuer ses courses ou d’acheter des produits de première nécessité. Selon la justice, elle aurait progressivement profité de cet accès pour réaliser de nombreux achats personnels. Pendant près de cinq mois, les dépenses se sont multipliées.
Une montre connectée, un aspirateur et des cosmétiques
Les enquêteurs ont établi que l’argent avait notamment servi à financer une montre connectée, des écouteurs sans fil, un aspirateur, un mixeur, des produits cosmétiques, des vêtements ainsi que divers équipements pour la maison. L’affaire n’a été découverte que lorsque la retraitée a constaté plusieurs opérations bancaires inhabituelles. En consultant son compte, elle a découvert que l’essentiel de ses économies avait disparu, rapportent nos confrères.
Une défense peu convaincante
Au cours de l’enquête, l’aide-soignante a d’abord assuré avoir utilisé la mauvaise carte bancaire par erreur, invoquant le stress et la précipitation au moment des paiements. Une version qui n’a pas convaincu les jurés, lesquels l’ont reconnue coupable de plusieurs faits de vol et d’obtention frauduleuse de biens.
Lors de l’audience consacrée au prononcé de la peine, son avocat a indiqué que sa cliente reconnaissait désormais les faits. Il a également expliqué qu’elle traversait une période personnelle particulièrement difficile, marquée par d’importantes difficultés financières et près de 20 000 euros de dettes de loyer. Le tribunal a toutefois estimé que ces circonstances ne pouvaient justifier un tel comportement, selon nos confrères.
Une peine de prison ferme
Le juge a dénoncé un "grave abus de confiance" envers une personne particulièrement vulnérable et a condamné l’ancienne aide-soignante à deux ans et neuf mois de prison.



