Agressions homophobes à Nantes : un jeune de 18 ans jugé en septembre
Agressions homophobes à Nantes : un jeune jugé en septembre

Un jeune homme de 18 ans doit être jugé début septembre à Nantes pour dix vols et agressions commis à l’été 2025 dans un parc connu comme un lieu de rencontre homosexuel. Le caractère homophobe a été retenu pour cinq des faits.

Une série d’agressions violentes dans un parc de Nantes

Pendant plusieurs semaines, à l’été 2025, des hommes ont été violemment agressés dans l’ancien parc du Crapa, sur l’île de Nantes. Les victimes, souvent seules, décrivent le même agresseur : un jeune homme brun aux cheveux bouclés, de corpulence athlétique. Selon Le Parisien, près d’une dizaine de plaintes ont été déposées entre le 3 juin et le 19 juillet.

Plusieurs victimes racontent avoir été frappées au visage, rouées de coups ou étranglées jusqu’à perdre connaissance. Certaines ont également été dépouillées de quelques dizaines d’euros, de leurs clés ou de leur téléphone. Une violence qui s’intensifie.

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Une escalade de violence et l’interpellation du suspect

L’un des agresseurs aurait notamment lancé à plusieurs victimes : « T’es venu chercher quelqu’un ? » Le magistrat instructeur évoque une « forme d’escalade » dans les violences. Le 19 juillet, un homme affirme reconnaître son agresseur dans le parc et alerte la police. Les forces de l’ordre mettent alors en place une surveillance.

Peu après, elles découvrent une nouvelle victime, blessée à la lèvre, qui décrit à son tour un homme correspondant au même signalement. Le suspect, Sophian M., est finalement interpellé. Il aurait frappé des policiers lors de son arrestation.

Le caractère homophobe retenu par le juge d’instruction

Le jeune homme reconnaît une partie des faits mais conteste leur caractère homophobe. Il a d’abord affirmé avoir voulu « mettre un coup de pression » à des hommes qu’il qualifiait de « pédophiles », avant de changer de version et d’expliquer qu’il cherchait simplement à leur voler de l’argent.

Le juge d’instruction a toutefois retenu le caractère homophobe de cinq agressions, estimant que le profil récurrent des victimes et le lieu des faits renforçaient « l’hypothèse d’actes commis en raison de l’orientation sexuelle des victimes ».

Un profil psychopathique et une nouvelle agression en prison

Sophian M., décrit par des psychiatres comme présentant une « personnalité psychopathique » et un comportement « impulsif, irritable et agressif », sera jugé début septembre devant le tribunal correctionnel de Nantes. Alors qu’il était incarcéré à la prison du Mans, en décembre 2025, il aurait également poignardé à deux reprises son codétenu avec un couteau en céramique.

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