Le tribunal correctionnel de Béziers a condamné le 29 août 2026 un homme au casier judiciaire chargé de vingt-cinq mentions à deux ans de prison, dont un an avec sursis probatoire, pour outrages et menaces envers des policiers à Agde le 22 août. Disposant d'un emploi, le prévenu exécutera sa peine sous le régime de la semi-liberté, a indiqué Midi Libre.
Un contrôle de police tourne mal à Agde
Le 22 août dernier, cet ouvrier, dont le casier judiciaire comporte vingt-cinq mentions, filmait sans raison apparente des policiers qui effectuaient un contrôle dans Agde. Les fonctionnaires, s'en apercevant, sont allés à sa rencontre. C'est alors que l'homme a proféré une série d'insultes et de menaces à l'encontre des forces de l'ordre, notamment "Je vais vous crever, bâtards...". Il a été conduit au commissariat, non sans peine, où il a redoublé de citations injurieuses et de violence.
Après un temps de dégrisement, son taux d'alcool est tombé à 2,5 g par litre de sang. Le prévenu a déclaré devant le tribunal : "Je ne me souviens de rien. Quand j'ai bu, je ne me souviens de rien. J'ai des trous noirs. Je reconnais tout. Si les policiers l'ont dit c'est que c'est vrai. Il me faut une abstinence totale. J'ai beau faire des cures, je n'arrive pas à me soigner et je ne sais pas pourquoi ça bascule."
Un casier judiciaire lourd de 25 mentions
Les vingt-cinq condamnations inscrites sur son casier judiciaire concernent pour la plupart des faits de violence où l'alcool est toujours présent. On y trouve également une agression sexuelle sur son enfant. "À jeun, tout va bien. C'est l'alcool. Je ne sais pas m'arrêter", a-t-il ajouté.
Le procureur de la République a requis une peine mixte avec du ferme et du sursis, soulignant que la problématique de l'alcool est "totalement assumée". Il s'est dit interrogé sur la semi-liberté, le prévenu ayant un emploi. Il a requis 18 mois de détention dont 9 avec sursis probatoire pendant deux ans et une obligation de soins, avec un mandat de dépôt et un aménagement en semi-liberté avec exécution provisoire. "Malgré son casier il faut lui laisser une chance de prouver qu'il peut s'en sortir et continuer à travailler", a-t-il déclaré.
La défense plaide pour une peine utile
L'avocate de la défense, Me Appe, a plaidé pour que le prévenu puisse sortir du cercle vicieux de l'alcool : "Il boit, mais ne comprend pas pourquoi. Il en est au point où il souhaite disparaître car il se dit n'être personne. Nous devons trouver une solution pour qu'il devienne quelqu'un. Sortir de ce cercle vicieux de l'alcool. Ses 25 condamnations sont son enfer. Il faut que sa peine le serve."
Le tribunal a finalement condamné le prévenu à deux ans de prison, dont un an avec sursis probatoire durant deux ans, avec obligation de soins. La peine sera exécutée en semi-liberté, permettant à l'homme de conserver son emploi tout en étant suivi pour ses problèmes d'alcool.



