Affaire PPDA : deux nouvelles plaintes pour agression sexuelle, une classée sans suite ressurgit
Affaire PPDA : deux nouvelles plaintes pour agression sexuelle

Patrick Poivre d'Arvor, également connu sous le pseudonyme PPDA, fait l'objet de deux nouvelles plaintes déposées en janvier, a-t-on appris ce mardi 2 juin. Les victimes accusent l'ancien animateur d'agressions sexuelles, a confirmé le parquet de Nanterre à l'AFP après des révélations de RTL.

Des actes commis en 2001 et 2011

Onze femmes accusaient déjà l'ex-géant du Paf d'agressions sexuelles, voire de viols. Au total, elles sont une cinquantaine à s'être tournées vers la justice, rappellent nos confrères de RTL. Selon les éléments recueillis, les deux nouvelles plaignantes auraient rencontré PPDA dans un cadre professionnel et auraient été agressées en 2001 pour l'une, en 2011 pour l'autre. Une précédente plainte, déposée par l'une d'elles auprès du parquet de Nanterre il y a plusieurs années, avait apparemment été classée sans suite.

La question de la sérialité

La question de la sérialité se pose dans ce dossier. Si ce principe venait à être appliqué, chaque plainte interromprait la prescription de la précédente et permettrait ainsi d'étudier des accusations parfois anciennes. Ce mécanisme juridique pourrait jouer un rôle clé dans l'avancée de l'enquête.

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PPDA a toujours nié les faits

Aujourd'hui âgé de 78 ans, PPDA a toujours nié les faits qui lui sont reprochés. Lors d'une expertise psychiatrique conduite fin 2024, dont les conclusions avaient été communiquées par Le Parisien, Patrick Poivre d'Arvor avait accusé certaines des plaignantes d'être animées par « un désir de vengeance ». Sur certains points, il avait reconnu avoir pu, « peut-être, été indélicat. Mais vraiment, ce n'est jamais intentionnel et les rapports que j'ai eus avec ces femmes sont parfaitement consentis, et en aucun cas violents ». L'experte avait écrit dans la conclusion de son rapport : « Il semble que le sujet (PPDA) présente la sensation récurrente et diffuse d'être voulu par l'autre ». En attente de jugement, il reste présumé innocent.

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