Affaire Lyhanna : l'ADN du suspect retrouvé sur le corps de la collégienne, violée
Lyhanna, la collégienne de 11 ans retrouvée morte le 4 juin 2026 dans le Gers, a été victime de viol, et l'ADN du principal suspect, Jérôme Barella, a été découvert sur son corps, selon une source proche de l'enquête. Ces éléments sont susceptibles d'élargir les poursuites à son encontre. La jeune fille, dont le corps avait été localisé dans un silo agricole désaffecté à Puycasquier, avait été bâillonnée avec du scotch et présentait des ecchymoses, notamment sur la tempe gauche. Les causes exactes du décès ne sont pas encore déterminées, et les analyses pourraient prendre plusieurs semaines.
Mise en examen et silence du suspect
Jérôme Barella, père de famille âgé de 41 ans, a été mis en examen pour « enlèvement » et « séquestration de mineure de 15 ans » trois jours après la disparition de Lyhanna. Devant la juge d'instruction, il a choisi de garder le silence et a été placé en détention provisoire à l'isolement à la prison de Mont-de-Marsan. Les révélations d'atteintes sexuelles devraient conduire à une requalification des faits par le parquet. Le procureur d'Agen, Olivier Naboulet, n'était pas joignable pour commenter.
Réactions des parents et questions sur le système judiciaire
L'avocat des parents de Lyhanna, François Roujou de Boubée, a exprimé la « colère » et le « dégoût » de la famille face à ces révélations, tout en demandant le respect de leur vie privée. Plusieurs plaintes pour viols sur mineures et signalements visaient déjà Jérôme Barella, mais il n'avait jamais été entendu avant la disparition de Lyhanna. Selon la procureure d'Auch, Clémence Meyer, une plainte de 2022 a été classée sans suite, tandis qu'une autre de 2025 n'a pas donné lieu à des actes d'enquête. La mère d'une des plaignantes, « Audrey », a annoncé son intention de déposer plainte contre l'État et le garde des Sceaux.
Dimension politique et mesures annoncées
L'affaire a pris une tournure politique, avec des milliers de personnes rassemblées devant les palais de justice pour réclamer une « loi intégrale » contre les violences sexuelles. Le Premier ministre Sébastien Lecornu a proposé plusieurs mesures, notamment le renforcement des peines pour les violeurs en série sur mineurs, un délai maximal de trois mois pour les actes d'enquête sur les crimes contre les enfants, et la motivation obligatoire des classements sans suite pour les crimes sexuels sur mineurs. Des rapports des inspections générales de la gendarmerie et de la Justice sont attendus pour le 22 juin.



