Affaire Jubillar : les avocats accordent un crédit total aux aveux de Cédric
Affaire Jubillar : crédit total aux aveux de Cédric

Les avocats de Cédric Jubillar, Pierre et Guy Debuisson, ont accordé un crédit total aux aveux de leur client lors d'une conférence de presse tenue ce lundi 6 juillet. Ils ont décrit un homme "délabré psychologiquement", victime d'un engrenage judiciaire et médiatique qui l'a longtemps contraint au silence.

Un soulagement pour la conscience

Pierre Debuisson a ouvert la conférence en exprimant une pensée pour Delphine Jubillar et ses enfants, "qui vivaient dans l'incertitude totale". Il a espéré que les réponses apportées par les aveux leur permettront de faire leur deuil. Interrogés par les journalistes, les deux avocats ont affirmé croire "totalement" aux déclarations de leur client. Selon Pierre Debuisson, Cédric Jubillar "soulage sa conscience" et ses aveux "émanent d'une envie directe". Guy Debuisson a renchéri : "On l'a vu, revu", insistant sur la cohérence des propos.

Un détenu pas comme les autres

Les avocats ont décrit un prévenu "délabré psychologiquement", une vulnérabilité exacerbée par ses conditions de détention, les médicaments qu'il prend, la pression médiatique et celle des enquêteurs. "Il a été incarcéré à l'isolement. Ça a été difficile pour lui de parler", a expliqué Pierre Debuisson. Guy Debuisson a ajouté que son client était "un détenu pas comme les autres", marqué par une forte vulnérabilité. Selon eux, Cédric Jubillar "a été pris dans un engrenage qui l'a forcé à rester mutique. On ne l'a jamais mis en confiance pour qu'il dise la vérité".

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Les circonstances de la mort

Sur les faits, les avocats ont décrit un couple qui "s'est dégradé inexorablement". La mort de Delphine Jubillar serait survenue "dans le cadre d'une énième dispute qui a mal tourné". Cédric Jubillar "était tétanisé quand il a réalisé ce qu'il avait fait", a relaté Pierre Debuisson. Il a immédiatement pensé à ses enfants et, ne voulant pas leur infliger la vision du corps inanimé de leur mère, a décidé de déplacer le corps. "Très rapidement, il a pris cette décision, avec le véhicule, dans un endroit pour lequel il a donné quelques informations", a précisé l'avocat. Cédric Jubillar réserve désormais tous les détails à la justice.

Une vérité qui réconcilie

Pierre Debuisson s'est félicité de ce travail qui permet de "réconcilier la morale, le bien et le droit". "Il y a eu tellement de questions, de fantasmes, enfin, nous avons la vérité", a-t-il salué. Les avocats ont également évoqué la sensibilité profonde de leur client vis-à-vis des enfants, des parties civiles et des tiers, affirmant qu'"en libérant sa conscience, il voulait démontrer qu'il y a une sensibilité et des rebords extrêmement profonds chez l'homme".

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