Alors que la Coupe du monde 2026 bat son plein, le défenseur marocain Achraf Hakimi se trouve au cœur d'une tempête médiatique. Depuis le début du mois de juillet, une plainte pour viol a été déposée contre lui en France, suscitant une vive polémique. Pourtant, sur le terrain, le joueur du Paris-Saint-Germain affiche une sérénité déconcertante, comme si de rien n'était.
Une plainte aux lourdes implications
Le 2 juillet 2026, une jeune femme de 24 ans a porté plainte contre Achraf Hakimi pour viol, dans un commissariat de la région parisienne. Selon ses dires, les faits se seraient déroulés dans la nuit du 1er au 2 juillet, dans un hôtel de la capitale. Le parquet de Paris a ouvert une enquête préliminaire pour viol, confiée à la brigade de protection des mineurs, bien que la plaignante soit majeure. Hakimi, par la voix de son avocate, a fermement contesté les accusations, les qualifiant de "calomnies".
Le Maroc en quarts de finale
Malgré cette affaire, le sélectionneur marocain, Walid Regragui, a maintenu sa confiance en son joueur vedette. Hakimi a joué l'intégralité des matchs de poule et du huitième de finale, où le Maroc a éliminé le Portugal (2-1). Le 10 juillet, les Lions de l'Atlas affrontent l'Angleterre en quarts de finale, une rencontre décisive. Hakimi, titulaire au poste de latéral droit, a déclaré : "Je suis concentré sur la compétition. Mon pays a besoin de moi, et je donne tout pour lui."
Un silence médiatique pesant
Contrairement à d'autres joueurs impliqués dans des affaires similaires, Hakimi n'a pas tenu de conférence de presse sur le sujet. Son entourage a simplement communiqué un court message : "Achraf est innocent et coopère pleinement avec la justice. Il demande que sa vie privée soit respectée." Les médias marocains, quant à eux, traitent l'affaire avec prudence, certains accusant la presse française de vouloir déstabiliser l'équipe nationale.
Des précédents dans le football
L'affaire Hakimi rappelle d'autres cas de joueurs accusés de viol pendant une compétition internationale. En 2018, le Brésilien Neymar avait été visé par une plainte similaire lors de la Coupe du monde en Russie, mais avait continué à jouer. En 2022, le Français Karim Benzema avait été écarté de l'équipe de France après sa mise en examen dans une affaire de chantage, mais les situations diffèrent. Selon un expert juridique interrogé par Le Monde, "une enquête préliminaire ne présume pas de la culpabilité, et le joueur a le droit de travailler tant qu'il n'est pas mis en examen."
L'impact sur l'équipe du Maroc
Au sein du vestiaire marocain, le sujet serait abordé avec retenue. Un coéquipier anonyme a confié : "On sait ce qui se dit, mais on fait bloc autour d'Achraf. C'est un leader sur le terrain, et on a besoin de lui." Les supporteurs marocains, nombreux à suivre l'équipe, affichent un soutien sans faille, comme en témoignent les banderoles déployées dans les stades : "Hakimi, notre fierté".
Une procédure judiciaire en cours
L'enquête suit son cours, avec des auditions prévues à la rentrée. Hakimi, qui réside à Paris, devra s'expliquer devant les enquêteurs. Son avocate, Me Fanny Colin, a indiqué que son client "est serein et prêt à démontrer son innocence". En attendant, le joueur continue de s'entraîner normalement et de jouer les matchs de la Coupe du monde. La question de son éventuelle mise en examen reste ouverte, mais rien ne devrait intervenir avant la fin de la compétition, sauf élément nouveau.



