L'affaire de la soustraction de la fillette de trois ans à Uzès connaît un nouveau développement judiciaire. La mère de l'enfant, après deux jours de garde à vue, a été déférée ce jeudi devant un juge d'instruction à Nîmes. Elle a été mise en examen pour « soustraction d'enfant par ascendant et violence sur personne chargée d'une mission de service public » et placée sous contrôle judiciaire, selon le parquet de Nîmes.
Les faits et l'enquête
La petite fille avait été soustraite de son foyer d'accueil à Uzès, où elle avait été placée par décision de justice. L'alerte avait été donnée lundi, provoquant une vive émotion dans la cité ducale. Les gendarmes de la brigade d'Uzès, du groupement de gendarmerie et de la section de recherches de Nîmes ont alors mis en place une cellule spéciale pour retrouver l'enfant. Le lendemain, la fillette a été retrouvée saine et sauve dans une commune de la Drôme provençale. La mère et un autre membre de la famille ont été interpellés sur place. Ce dernier a été remis en liberté mercredi, sans que des charges ne soient retenues pour l'instant.
La mise en examen de la mère
La mère, dont l'identité n'a pas été divulguée, a été placée en garde à vue mardi. Après deux jours d'interrogatoire, elle a été déférée jeudi devant un juge d'instruction. Ce dernier a procédé à son interrogatoire de première comparution et a ordonné sa mise en examen pour les chefs de « soustraction d'enfant par ascendant » et « violence sur personne chargée d'une mission de service public ». Elle a été placée sous contrôle judiciaire dans l'attente de la suite de l'enquête.
La défense de la mère
Me Hugo Ferri, avocat de la mère, a confirmé la mise en examen et a évoqué le contexte de détresse affective et psychologique qui aurait poussé sa cliente à agir. « Toute personne est présumée innocente tant que justice n'a pas été définitivement rendue », a-t-il rappelé.
Le père toujours recherché
Le père de l'enfant, également suspecté d'avoir participé à la soustraction, est toujours activement recherché par les autorités. Il est « invité » à se présenter de lui-même aux forces de l'ordre. L'enquête se poursuit sous la direction du magistrat instructeur.



