Un adolescent de 16 ans, Amine, a été mortellement poignardé dimanche 9 août vers 23 heures dans une aire de jeux pour enfants du quartier Port Marianne à Montpellier. La victime a succombé à ses blessures au CHU de Montpellier, malgré l'intervention d'un couple de riverains, médecin et infirmière, qui ont tenté de la réanimer.
Une rixe entre deux groupes de jeunes
Selon les premiers témoignages, une violente rixe a éclaté entre deux groupes de jeunes, impliquant environ huit personnes. Lucas, un étudiant de 21 ans qui habite en surplomb des lieux, raconte : « Ils ont commencé à se battre les uns contre les autres, quatre contre quatre. Au bout d'un moment, l'un d'eux a sorti un couteau pour en poignarder un autre au thorax. Il l'a poignardé à plusieurs reprises. Puis ils ont continué à le frapper ».
Des riverains sous le choc
La scène s'est déroulée dans un secteur réputé calme, entre une allée de platanes et le parc Georges-Charpak. Une mère de famille, présente sur les lieux peu après les faits, confie : « Ça fait dix ans que je suis là. C'est la première fois que ça arrive. Quand on vient habiter ici, c'est pour la sécurité. Je n'ai pas dormi de la nuit ». Elle ajoute, choquée que le drame ait eu lieu dans une aire de jeux : « On y amène tous les jours nos enfants, on reste tard car il fait chaud. J'ai des jumeaux qui ont cinq ans. Aujourd'hui, il est hors de question que je laisse mes enfants revenir dans ce parc ».
Un quartier habituellement tranquille
Les habitants décrivent un quartier où les altercations entre jeunes sont rares. Lucas précise : « Il y a deux bandes de jeunes qui se battent assez régulièrement », mais il ajoute que cela n'avait jamais dégénéré à ce point. « Pas de là à se battre à coups de couteau », insiste-t-il. La police est intervenue, mais les agresseurs ont pris la fuite, certains à trottinette.
Une enquête ouverte
Une enquête a été ouverte pour homicide, confiée à la police judiciaire de Montpellier. Les autorités appellent à tout témoignage pour identifier les auteurs des coups mortels. Le drame relance le débat sur la sécurité dans les espaces publics de la ville, même dans les quartiers les plus paisibles.



