Les cloches de la cathédrale Sainte-Réparate sonnaient au ralenti ce mardi 23 juin 2026 à 14 heures, tandis qu'une foule silencieuse se massait sur la place Rossetti, dans le Vieux-Nice. La ville rendait un dernier hommage à Eric Roy, figure emblématique du football français, emporté à 58 ans après trois ans et demi de combat contre le cancer du pancréas.
Une assemblée de légendes du ballon rond
Joueur, entraîneur, directeur sportif ou marketing, Eric Roy avait marqué de son empreinte tous les postes qu'il avait occupés. L'assemblée réunie en témoignait : Laurent Blanc, Alain Roche, Antoine Kombouaré, Clément Grenier, Florian Maurice, Sébastien Squillaci, Daniel Bravo, Bruno Grougi, Brendan Chardonnet, Kenny Lala, Mahdi Camara, Ludovic Ajorque, Hugo Magnetti, Pierre Lees-Melou, Jonas Martin, Romain Del Castillo, Olivier Dacourt, Christophe Galtier, Olivier Echouafni, Jean-Philippe Mattio, Henri Zambelli, Claude Puel, Thierry Malaspina, Alexy Bosetti, Roger Ricort, René Bocchi, José Bray, Jérôme Alonzo, Cédric Varrault, Lionel Letizi, Daniel Sanchez, Pedro Ascery, Didier Volpatti, Jean-Luc Oltra, Olivier Jannuzzi, Frédéric Brando, Jordan Amavi, Neal Maupay, Manuel Amoros, José Cobos, Alain Boghossian, Frédéric Dehu, Roger et Joël Jouve, Omar Da Fonseca, David Ginola, Patrice Alberganti, Alain Wathelet, Bernard Castellani, Christophe Josse, Bruno Genesio, Grégory Lorenzi, Eric Cubilier, Christian Lopez et Jean-Noël Huck étaient présents. Brendan Chardonnet menait la délégation du Stade Brestois.
Des discours bouleversants
« Il y avait une sacrée belle équipe dans la cathédrale. Eric aurait adoré la coacher », a déclaré avec tendresse Jean-Noël Huck. Victoria Rose, la fille d'Eric et Loëtitia, a prononcé un discours poignant : « Nous avions sous-estimé l'empreinte que tu laisses derrière toi, papa, mon papounet. » Elle a poursuivi : « Ton départ est à la fois terrifiant mais laisse un imaginaire d'espoir. Sans peur. Tu es parti comme on l'espérait. Apaisé, avec nos voix, nos mains et notre amour autour de toi. (...) Il y avait toi, la lumière du soleil, la mer et les oiseaux. Tu nous as aidés, éclairés, tu étais une lumière pour nous. »
Un homme de rassemblement
Maurice Cohen, président de l'OGC Nice et premier entraîneur d'Eric Roy au Cavigal, a évoqué « un départ qui nous bouleverse tous tant Eric avait une place particulière. À Lyon, il a montré qu'il était l'un des meilleurs milieux en France. On garde en mémoire son sourire, sa gentillesse, sa fidélité, son envie de créer du lien, de rassembler, de donner sans compter pour rendre les autres meilleurs. »
Un combat contre la maladie
Engagé à Brest le 2 janvier 2023, Eric Roy avait appris sa maladie le lendemain. Malgré le cancer, il a mené le club à la Ligue des champions, une victoire saluée par tous. Olivier Taboué, son ami, a résumé : « Brest a rendu heureux tous ceux qui l'aimaient. C'était une justice pour Eric, qui n'avait jamais renoncé et toujours cru en lui. »
L'orgue de la cathédrale a joué l'hymne, et Olivier Echouafni a participé au port du cercueil. Le prêtre a conclu : « L'amour pour Eric doit continuer de grandir. Un milieu de terrain œuvre pour le bon équilibre de son équipe. Ainsi était Eric. Son travail doit continuer à porter ses fruits. Pour l'éternité. »



