Une cinquantaine de cochons d'inde ont été retrouvés en liberté dans un parc à Sorbiers, dans la Loire, entre le samedi 25 et le lundi 27 avril 2026. Une enquête pour abandon d'animaux a été ouverte, et des associations de protection animale ont porté plainte. Mais concrètement, que risque un propriétaire si l'acte d'abandon est prouvé ?
Des dizaines de rongeurs abandonnés
Ces bestioles n'avaient assurément rien à faire là. À Sorbiers, 14 cochons d'inde mâles, 21 femelles, et huit autres dont le sexe n'a pas été spécifié, ont été retrouvés dans un parc entre le samedi 25 et le lundi 27 avril, indique ici Saint-Étienne Loire. "C'est la première fois qu'on est confrontés à un abandon de cette ampleur", a déploré Catherine Briaut. Cette gérante de refuge en a accueilli une partie, tandis que le reste a été pris en charge par la SPA de Saint-Étienne, ou adopté par des gendarmes. Catherine Briaut en est persuadée : les cochons d'inde appartenaient tous au même éleveur, qui aurait mis fin à son activité, ou au même particulier qui n'était plus en mesure de s'en occuper.
Des peines lourdes prévues par la loi
Sauf qu'un animal, ça ne s'abandonne pas. Depuis 2015, le droit français considère les animaux comme des "êtres vivants doués de sensibilité" (article 515-14 du Code civil). Ce faisant, "le fait d'exercer des sévices graves ou de commettre un acte de cruauté envers un animal domestique, apprivoisé ou tenu en captivité est puni de trois ans d'emprisonnement et de 45 000 euros d'amende", prévoit l'article 521-1 du Code pénal. Ces peines sont valables pour "l'abandon d'un animal domestique, apprivoisé ou tenu en captivité, à l'exception des animaux destinés au repeuplement". Elles peuvent monter à 4 ans d'emprisonnement et 60 000 euros d'amende lorsque l'abandon est perpétré "en connaissance de cause, dans des conditions présentant un risque de mort immédiat ou imminent pour l'animal", et à 5 ans et 75 000 euros d'amende si l'animal meurt.
Enquête en cours
Dans le cas des cochons d'inde de la Loire, plusieurs associations de protection animale ont annoncé déposer plainte, tandis que la gendarmerie a ouvert une enquête pour abandon d'animaux. Les propriétaires, s'ils sont identifiés, risquent donc jusqu'à 5 ans de prison et 75 000 euros d'amende, voire davantage si les conditions de l'abandon ont entraîné la mort des animaux.



