Un retraité de 70 ans, habitant à Varilhes en Ariège, est engagé depuis plusieurs mois dans un contentieux avec un magasin concernant l'achat d'un aspirateur-laveur Bissell CrossWave. Acheté 140 euros le 2 février, l'appareil s'est révélé inadapté au nettoyage des poils d'animaux, selon le septuagénaire, qui réclame aujourd'hui 500 000 euros de dommages et intérêts au distributeur pour produit non conforme et défaut d'information, comme le rapporte La Dépêche du Midi.
Un consommateur déçu
À la recherche d'un appareil polyvalent pour nettoyer quotidiennement son logement, le retraité avait choisi cet article car son emballage indiquait qu'il était capable « d'aspirer et de nettoyer en même temps ». Cependant, dès les premières utilisations sur des poils d'animaux, l'homme a constaté que l'aspirateur se bouchait presque immédiatement. « Ça faisait un mélange de poils, de poussière et d'eau », a-t-il expliqué à nos confrères.
Le septuagénaire est donc retourné au magasin pour demander le remboursement du produit. Ce remboursement lui a été refusé au motif que l'appareil ne présentait aucun dysfonctionnement ou défaut technique après un essai en magasin. Or, le retraité estime avoir été lésé. « Si on m'avait dit dès le départ que ce n'était pas adapté aux poils d'animaux, je n'aurais pas pris celui-là », a-t-il fait valoir.
Une somme symbolique
L'Ariégeois s'est lancé dans une longue procédure dans l'espoir d'obtenir gain de cause. Il réclame 500 000 euros, une somme symbolique représentant 1 euro pour tous les consommateurs qui abandonnent leurs démarches face à un produit qu'ils estiment non conforme. Cette somme, le retraité souhaite la reverser à des associations de défense des consommateurs. À ce stade, il a saisi à plusieurs reprises la DGCCRF et a fait appel à un conciliateur de justice, sans succès.
De son côté, le magasin estime n'avoir aucune responsabilité. « Le produit est en libre-service et [l'homme] n'a pas été reçu par un vendeur pour l'aiguiller vers un appareil plus adapté », a indiqué l'un des responsables, ajoutant que la marque et les autres modèles similaires « ne mentionnent de restriction particulière liée aux poils d'animaux ». Pour le magasin, le retraité s'est juste « trompé de modèle ». L'homme semble cependant bien décidé à poursuivre la démarche jusqu'au bout.



