Le tribunal correctionnel de Versailles (Yvelines) a rendu son jugement ce jeudi 22 mai 2026 dans l'affaire du tir à la carabine survenu le 15 janvier dernier au sein de l'Agrocampus de Saint-Germain-en-Laye. Les trois jeunes scouts, âgés de 18 et 19 ans, ont été condamnés à 18 mois de prison assortis d'un sursis probatoire de deux ans. Le parquet de Versailles a précisé au Parisien que les condamnés ont l'obligation de travailler ou de suivre une formation, ainsi que d'indemniser les victimes. En outre, le tribunal a prononcé une interdiction de paraître au lycée et une interdiction de détenir ou de porter une arme pendant cinq ans. Les armes saisies lors de l'interpellation ont été confisquées.
Un épisode qui avait semé la panique
Le 15 janvier 2026, les trois étudiants, dont l'un était inscrit dans une école d'ostéopathie et les deux autres à l'université Assas et à La Sorbonne, avaient pénétré armés dans le campus agricole. Ils avaient tiré à plusieurs reprises avec une carabine à plomb et des armes de type airsoft sur un groupe d'élèves, et avaient également mis en joue des passants. L'incident avait provoqué une intervention massive des forces de l'ordre, avec le déploiement de la compagnie départementale d'intervention et de la brigade anticriminalité, certains redoutant une tuerie de masse en milieu scolaire. Pendant l'intervention, 500 élèves ont été confinés pendant cinquante minutes sur décision du directeur de l'établissement.
Une « grosse et grave erreur » selon les prévenus
Lors de leur procès le 7 mai, les trois jeunes avaient plaidé une « grosse et grave erreur » et une « blague stupide ». Après s'être exercés au tir dans l'après-midi, ils avaient décidé de faire une blague à des camarades de rugby. L'une des victimes avait reçu un plomb dans la fesse, tandis qu'un autre projectile s'était fiché dans un sac à dos. Le procureur avait requis douze mois de prison avec sursis, l'interdiction de paraître aux abords de l'établissement et l'interdiction de détenir une arme pendant trois ans. Le tribunal est allé au-delà de ces réquisitions en prononçant une peine plus sévère, avec 18 mois de sursis probatoire et une interdiction de port d'arme de cinq ans.



