Florian, un lycéen alsacien exemplaire, intègre Sciences Po Nancy après un parcours brillant
Un lycéen alsacien exemplaire intègre Sciences Po Nancy

Un parcours lycéen exemplaire en Alsace

Au cœur de l'Alsace, Florian a construit un parcours lycéen remarquable. Les bonnes notes et les appréciations élogieuses se sont enchaînées, le plaçant systématiquement parmi les meilleurs élèves de sa classe. Au baccalauréat de français, il a réalisé une performance exceptionnelle avec un 18 à l'oral et un sans-faute avec un 20 à l'écrit. Mais l'excellence scolaire ne représente qu'une facette de son parcours.

Un engagement extrascolaire déterminant

En parallèle de ses résultats académiques, Florian a multiplié les engagements. Vice-président de son conseil de la vie lycéenne, il a même fondé un club de théâtre au sein de son établissement. « Je n'ai rien prémédité, mais ce sont mon engagement au lycée et la pratique théâtrale qui m'ont amené à envisager de faire Sciences Po. En terminale, j'ai appris qu'ils constituaient un atout pour Parcoursup », confie le jeune homme de 18 ans.

Avec un dossier scolaire aussi brillant et une telle implication, Florian incarnait parfaitement ce que l'on appelle le « profil Sciences Po » : un élève non seulement doué pour les études, mais aussi curieux, engagé et désireux de s'investir en dehors des cours. En 2025, il a tenté sa chance au prestigieux concours de Sciences Po Paris. Son dossier et sa lettre de motivation ont fait mouche, lui ouvrant les portes de l'oral. « J'ai essayé de mettre en avant tout ce que j'avais fait, y compris mon brevet de secouriste », explique-t-il.

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Admission réussie à Sciences Po Nancy

Une stratégie payante, puisqu'il a finalement été admis et a commencé cette année son cursus sur le campus de Nancy. « On n'attend pas des candidats qu'ils fassent un voyage humanitaire durant leur année de première ou qu'ils s'inscrivent à quatre activités extrascolaires pour nous faire plaisir, prévient toutefois Anne-Solène de Roux, directrice de la formation initiale de Sciences Po Paris. Nous souhaitons que ce qu'ils disent de leurs centres d'intérêt ou de leurs activités corresponde à une curiosité qu'ils nourrissent depuis longtemps. »

Le paysage diversifié des instituts d'études politiques

Les lycéens qui rêvent d'intégrer un institut d'études politiques ont plusieurs possibilités. Bien sûr, il y a l'emblématique Sciences Po Paris, celui où étudie Florian, souvent perçu comme le Graal. Mais le terme « Sciences Po » est devenu une véritable marque, bien au-delà de la seule institution parisienne. Né à la création de l'Institut d'études politiques de Paris – le plus célèbre et le plus ancien –, ce surnom s'est étendu au fil du temps à l'ensemble des instituts d'études politiques répartis dans les grandes villes françaises.

Outre celui de Paris, dix autres instituts d'études politiques forment ce paysage académique d'excellence. Sept IEP – ceux de Lyon, Toulouse, Strasbourg, Lille, Rennes, Aix-en-Provence et Saint-Germain-en-Laye – sont regroupés au sein du Réseau ScPo. Pour ces établissements, l'accès se fait via un concours commun, sans prise en compte du dossier scolaire. De leur côté, les IEP de Paris, Bordeaux, Grenoble et Fontainebleau (le petit nouveau, ouvert en 2022) jouent la carte de l'indépendance. Ici, pas de concours commun : l'admission se fait directement sur dossier et avec un entretien.

Des spécificités régionales et académiques

En principe, il n'y a pas de classement officiel des écoles. Les formations sont sensiblement les mêmes. Néanmoins, certains établissements sont plus sélectifs que d'autres. L'IEP de Lille affichait ainsi un taux de sélectivité de 5 % en 2024, contre 19 % pour celui de Fontainebleau.

Cela ne doit pas être la seule boussole des lycéens au moment de choisir leur IEP. Car, si tous les Sciences Po reposent sur un socle commun, chacun cultive sa différence. Cela s'illustre notamment dans les partenariats internationaux, qui déterminent le pays de mobilité, ou encore dans la palette de masters proposés. Ainsi, Sciences Po Aix entretient des liens forts avec l'École de l'air et de l'espace, tandis que Strasbourg est associé depuis longtemps avec l'Institut national du service public et l'Institut national des études territoriales.

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Des débouchés professionnels variés

L'IEP de Bordeaux, quant à lui, fait valoir une de ses spécialités : « Nous sommes ouverts aux sciences dures. Et notre campus est adossé à un laboratoire du CNRS », affirme Céline Thiriot, directrice des études du premier cycle. D'autres mettent en avant leur situation géographique : « Nous sommes à une heure de Paris, à quarante minutes de Bruxelles et au centre de l'Europe », souligne Julien Boyadjian, directeur des études à l'IEP de Lille.

Quoi qu'il en soit, peu importe l'IEP, ces diplômés s'intègrent facilement en master, excellent aux concours de la fonction publique et sont recherchés sur le marché du travail. « Nos étudiants ont de super profils, très appréciés par les recruteurs. Ils ont une solide culture générale et une force de travail précieuse pour de nombreux métiers, en particulier dans le conseil », note Camille Trzaska, directeur du marketing et du recrutement à l'Essec. Et, en effet, les chiffres ne mentent pas. Sciences Po Bordeaux affiche « un taux d'insertion professionnelle tout à fait remarquable », estime Céline Thiriot. Trente mois après la fin de leurs études, 94 % des diplômés de la promotion 2022 étaient insérés sur le marché du travail.

L'interdisciplinarité comme atout majeur

Ses détracteurs surnomment même Sciences Po « Sciences pipo ». À tort ? « Si on utilise “Sciences pipo” pour souligner l'absence de spécialisation sur un enjeu ou une discipline, c'est vrai, parce que c'est précisément l'ADN des Sciences Po », rétorque Julien Boyadjian. « D'ailleurs, c'est plus un atout qu'une faiblesse. L'interdisciplinarité, c'est la polyvalence ; c'est la capacité, pour de futurs cadres, de passer assez vite d'un dossier à l'autre, de s'adresser à des interlocuteurs différents et de pouvoir évoluer rapidement d'un milieu professionnel à un autre. Et c'est d'ailleurs ce qui est valorisé par les recruteurs », ajoute-t-il.

Et, contrairement à une autre idée reçue, étudier à Sciences Po n'est pas forcément un pas vers une carrière politique. « Les débouchés sont vraiment très variés. Les étudiants travaillent ensuite dans le secteur privé comme dans le public, dans le monde associatif et, bien sûr, dans le secteur politique », détaille Julien Boyadjian. Anne-Solène de Roux opine : « On peut arriver en première année en se disant qu'on va devenir journaliste ou diplomate. Et on peut, au bout de cinq ans, se dire qu'on sera commissaire de police, avocat, se spécialiser dans la finance, rejoindre une organisation internationale ou la haute fonction publique… Cette diversité de métiers auxquels on les prépare est une très grande chance. »