Un salon pour démêler la jungle des formations supérieures
Le parc des expositions de Nîmes a accueilli, ce samedi 22 novembre, une affluence remarquable de 7 000 visiteurs venus chercher des réponses à leurs interrogations sur l'orientation post-bac. Le salon Studyrama, avec ses 71 exposants et pas moins de 500 formations présentées, offrait un panorama exhaustif de l'offre d'études supérieures, tant à l'échelle locale de Nîmes et sa région qu'au niveau national.
L'angoisse du choix face à la multitude des possibilités
"Il y a plein de formations, plein de stands. Ça m'angoisse", confie Angélique, mère d'un collégien en classe de 3e. Son fils Martin, âgé de 15 ans, n'a pas encore arrêté son choix professionnel. "J'essaye de me renseigner", explique l'adolescent, "pour prendre l'an prochain au lycée les bonnes options." La famille a été particulièrement séduite par les informations dispensées aux tables d'Unîmes, où une étudiante en troisième année de licence a partagé son expérience universitaire.
Pour la première fois cette année, un village dédié aux universités regroupait les établissements de Nîmes et de Montpellier (sciences), ainsi que l'IUT. Ce pôle a connu une fréquentation soutenue. "Les lycéens nous interrogent pour savoir ce qu'il faut faire pour réussir à la fac", rapportent Juliette, Alexi et Elisa, des étudiants mobilisés pour témoigner. "La fac, ça fait peur." Mathias, un autre étudiant présent, observe avec surprise : "Les parents ont l'air plus investis. Ils s'inquiètent des débouchés. Des fois, ils sont les seuls à nous poser des questions..."
Des profils variés et des aspirations multiples
Paloma, élève de première générale au lycée Saint-Vincent de Paul, forte de ses spécialités en anglais monde contemporain, sciences économiques et sociales, et histoire-géographie-géopolitique, recherche quant à elle une profession pouvant s'exercer à l'international. "Je prépare aussi le bac américain. J'aimerais voyager pour découvrir d'autres cultures", déclare-t-elle. Sa mère, Sabrina, explore avec elle diverses pistes : "Pourquoi pas le métier d'infirmière ou une école de commerce ?"
Luc, un terminale venu seul au salon, nourrit quant à lui le rêve d'une carrière sous l'uniforme. "J'en rêve", affirme-t-il. Les opportunités dans ce secteur sont nombreuses, comme l'explique l'adjudant-chef Laurent, conseiller en recrutement au Cirfa : "50 métiers sont proposés dans l'armée de l'air, du pilote au mécanicien, en passant par contrôleur aérien ou restauration. Un quart du personnel est féminin. Nous recrutons du sans diplôme au bac +5. La formation est à la fois militaire et professionnelle." Hugo, 17 ans, résume l'attrait de cette voie : "Bref, on est logé, nourri, formé."
L'alternance, une solution concrète pour apprendre et gagner sa vie
Hugo envisage également sérieusement la voie de l'alternance, "pour commencer à gagner sa vie tout en apprenant un métier". Julie Mihajlovic-Mautin, de SupExup, une école des métiers en commerce, communication, immobilier, gestion et ressources humaines, conseille de s'y préparer activement dès le mois de janvier en recherchant un employeur. "On peut la commencer trois mois avant le début de la formation", précise-t-elle.
Elle souligne la difficulté pour les familles de s'y retrouver dans le paysage éducatif actuel : "Certains lycéens savent déjà ce qu'ils veulent faire, d'autres dégrossissent... C'est dur pour les familles de s'y retrouver. Il y a énormément d'écoles : c'est une jungle." Hier, ils étaient précisément 7 000 visiteurs à tenter de ne pas s'y perdre, cherchant des repères dans cette offre pléthorique de formations et d'établissements.



