Le maire de Paris, Emmanuel Grégoire, a annoncé ce jeudi 10 juillet 2026 qu'il prendra une décision d'ici la fin de l'année 2026 concernant une nouvelle organisation des rythmes scolaires dans la capitale. Cette décision fait suite à une large concertation engagée avec les acteurs éducatifs, les parents d'élèves et les associations.
Un calendrier précis pour une réforme attendue
Lors d'une conférence de presse tenue à l'Hôtel de Ville, Emmanuel Grégoire a précisé que les conclusions de la concertation seront rendues publiques en septembre 2026, et que la décision finale interviendra avant la fin de l'année. "Nous voulons un temps scolaire qui réponde aux besoins des enfants et des familles, tout en respectant les contraintes des enseignants et des animateurs", a-t-il déclaré.
La ville de Paris avait déjà expérimenté plusieurs configurations ces dernières années, passant de la semaine de quatre jours à quatre jours et demi, puis de nouveau à quatre jours en 2023. Selon une enquête menée auprès de 5 000 parents parisiens, 62 % d'entre eux se disent favorables à un retour à la semaine de quatre jours et demi, avec des activités périscolaires renforcées.
Les enjeux du périscolaire parisien
Le nouveau dispositif devra également prendre en compte l'organisation du temps périscolaire, qui concerne près de 120 000 enfants scolarisés dans les écoles publiques parisiennes. Emmanuel Grégoire a souligné que "l'objectif est de garantir un accueil de qualité pour tous, avec des activités culturelles et sportives accessibles". La mairie prévoit un budget supplémentaire de 15 millions d'euros pour financer ces activités.
Les syndicats d'enseignants, quant à eux, restent prudents. Le SNUipp-FSU a rappelé que "toute réforme doit être discutée en amont avec les personnels, et ne pas se faire au détriment de leurs conditions de travail". Une pétition lancée par une association de parents d'élèves a déjà recueilli plus de 8 000 signatures en faveur d'une semaine de quatre jours et demi.
Un impact sur la vie quotidienne des familles
L'organisation des rythmes scolaires a un impact direct sur la vie quotidienne des familles parisiennes. Selon une étude de l'Observatoire des rythmes scolaires, 45 % des parents déclarent avoir des difficultés à concilier leurs horaires de travail avec le temps scolaire actuel. La mairie espère que la nouvelle organisation permettra de réduire ces tensions.
Emmanuel Grégoire a également évoqué la possibilité d'expérimenter des horaires décalés dans certains arrondissements, avant une généralisation éventuelle. "Nous voulons avancer par étapes, en évaluant les résultats", a-t-il précisé. La décision finale sera annoncée en décembre 2026, avec une mise en œuvre prévue pour la rentrée scolaire de septembre 2027.



