Retrouvailles émouvantes entre une enseignante et son institutrice de CM1 à Nice
Retrouvailles émouvantes entre enseignante et son institutrice

Émilie Harivel, enseignante de 40 ans à l'école maternelle du Port à Nice, a vécu des retrouvailles exceptionnelles avec son institutrice de CM1, Raymonde Garnaud, grâce à son élève Léon, âgé de 6 ans. « Elle était ma maîtresse en CM1. Je l’adorais. Et cette année, dans ma classe de maternelle, j’ai eu comme élève son arrière-petit-fils ! », confie Émilie, encore sous le choc de cette coïncidence.

Une découverte sur une fiche scolaire

Émilie enseigne depuis cinq ans au groupe scolaire Terra Amata, dans le quartier du Port, où elle a elle-même été scolarisée. En début d'année, en consultant la fiche de Léon, elle remarque que sa mère porte le nom de Garnaud, identique à celui de son institutrice de CM1, Raymonde Garnaud, qu'elle avait eue entre 1992 et 1993. « En voyant ce nom, les souvenirs ont ressurgi », raconte-t-elle.

Raymonde Garnaud, aujourd'hui âgée de 88 ans et à la retraite, a enseigné à l'école du Mont-Boron avant de rejoindre Terra Amata, où elle a exercé en CP, CM1 et CM2. Émilie se souvient d'elle comme d'une femme passionnée et aimant les enfants : « Je ne l’ai eue qu’une année, mais ce fut une super année. »

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Des souvenirs ravivés par une carte postale

Quelques années après sa scolarité, Émilie avait envoyé une carte postale à Raymonde, qui lui avait répondu, témoignant de sa capacité à tisser des liens durables. Puis, les deux femmes s'étaient perdues de vue jusqu'à ce que Léon entre dans la classe d'Émilie. Après avoir échangé avec les parents du garçon, la mère de Léon a confirmé que Raymonde Garnaud était bien sa grand-mère.

Une rencontre a été organisée lors de la kermesse du groupe scolaire Terra Amata. Raymonde est revenue dans son ancienne école pour un moment intense de partage, agrémenté d'un spectacle de danse mettant en scène les élèves, dont Léon. « Quand je l’ai vue, j’ai reconnu son visage, sa douceur… Nous nous sommes embrassées chaleureusement, je lui ai offert un cadeau, elle m’a apporté des fleurs », se remémore Émilie.

Le souvenir d'une petite rousse

Raymonde n'avait pas oublié son ancienne élève : « Oui, car à l’époque, j’étais rousse et je ne passais pas inaperçue… », explique Émilie en riant. Cette histoire illustre la force des liens qui se tissent entre enseignants et élèves, parfois sur plusieurs générations.

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