Rentrée scolaire : portable interdit au lycée, examens le matin
Rentrée scolaire : portable interdit, examens le matin

La rentrée scolaire du 1er septembre s'accompagne de nombreuses nouveautés pour les quelque 11,6 millions d'élèves de la maternelle à la terminale. Parmi les changements les plus marquants figurent l'interdiction du téléphone portable au lycée, l'organisation des épreuves du bac et du brevet le matin, ainsi que la création d'un concours général des collèges.

Portable interdit au lycée et nouvelles règles de vie scolaire

Le président Emmanuel Macron a promulgué mardi la loi interdisant l'usage du téléphone portable au lycée. Les établissements devront modifier leurs règlements intérieurs, qui pourront prévoir des exceptions et autoriser l'utilisation des smartphones dans certains cas, notamment pour payer la cantine ou réaliser des exercices en cours.

Par ailleurs, un décret publié en juillet permet désormais d'exclure un élève de primaire, de collège ou de lycée si l'un de ses parents « compromet gravement » le « fonctionnement normal » de l'établissement. Cette mesure vise à protéger les enseignants exerçant dans un climat scolaire tendu. Le ministre de l'Éducation nationale, Édouard Geffray, a justifié cette décision en déclarant : « Je refuse qu'un professeur doive ouvrir lundi matin la grille à un parent qui l'aurait menacé le vendredi soir », promettant un « suivi scolaire renforcé » pour l'élève concerné.

Bannière large Pickt — app de listes de courses collaboratives pour Telegram

Examens le matin et concours général des collèges

Édouard Geffray a confirmé mardi que « 99,9 % des épreuves » écrites et orales du brevet et du baccalauréat auront lieu le matin en 2027. Cette décision fait suite aux conditions difficiles rencontrées par les candidats lors des épreuves de mai et juin, organisées pendant la canicule. Les exceptions concerneront les épreuves du baccalauréat professionnel qui durent toute une journée. Un barème de correction, comprenant les attendus sur l'orthographe, sera « rendu public » d'ici le 10 septembre afin que « chacun se prépare sur une base commune ».

Le ministère organisera pour la première fois un concours général des collèges pour les élèves de 3e, en janvier et février, dans les disciplines suivantes : français, mathématiques, histoire-géographie, arts ou numérique-codage. Chaque établissement devra inscrire « autant de filles que de garçons », a précisé le ministre, qui souhaite « encourager l'excellence ».

Programmes, bac professionnel et accompagnement des collèges

De nouveaux programmes entrent en vigueur dans plusieurs matières et niveaux. À la fin de la maternelle, les élèves devront maîtriser 2 500 mots. « La première cible, c'est le vocabulaire », selon Édouard Geffray, qui insiste sur l'apprentissage de la lecture et de l'écriture et souhaite que les enseignants se concentrent sur leur « cœur de métier », « instruire ».

Pour les élèves de terminale de la voie professionnelle, le parcours dit « en Y » – qui impose un choix entre un stage en entreprise rémunéré ou des heures de cours depuis la rentrée 2024 – n'interviendra plus en fin d'année scolaire mais avant mars. Sa durée sera réduite à deux semaines, contre quatre en 2025-2026 et six l'année précédente.

Par ailleurs, 756 collèges où plus de 40 % des élèves obtiennent moins de 8/20 en français et en maths au brevet bénéficieront d'un « accompagnement renforcé » des équipes académiques. « Toutes les demandes de formation y seront systématiquement satisfaites », a promis le ministre.

Langues régionales, commémorations et fin des groupes de besoin

Les lycéens entrant en première et qui suivront une spécialité dans une langue régionale (basque, corse, breton, etc.) pourront passer, lors du bac en 2028, l'épreuve correspondante dans cette langue. L'indication « cursus bilingue » pourra figurer sur le diplôme.

Les élèves, du CM1 à la terminale, devront participer à une « cérémonie commémorative » annuelle d'hommage à tous les « Morts pour la France » autour du 11 novembre, dans l'enceinte de l'établissement. « Parce qu'il faut que nous sachions d'où nous venons pour savoir où nous allons », estime M. Geffray.

Bannière post-article Pickt — app de listes de courses collaboratives avec illustration familiale

Enfin, les groupes de besoin en français et en mathématiques en 6e et 5e au collège, créés en 2024, deviennent facultatifs. Cette mesure phare du « choc des savoirs » porté par l'ancien ministre de l'Éducation Gabriel Attal imposait que ces cours soient organisés en fonction du niveau et des besoins identifiés des élèves.