Rentrée scolaire dans le Gard : des annonces qui suscitent la colère des syndicats
Lors du Comité social d'administration (CSA) tenu le lundi 23 juin à Nîmes, des décisions importantes pour la rentrée scolaire de septembre ont été présentées. Outre les traditionnelles ouvertures et fermetures de classes, plusieurs nouveautés ont été annoncées par le Directeur académique des services de l'éducation nationale du Gard. Cependant, les syndicats enseignants sont sortis de cette réunion avec un sentiment d'amertume, rejetant unanimement les propositions avancées.
Ouvertures et fermetures : un équilibre précaire
Le Dasen a confirmé neuf nouvelles ouvertures, comprenant six classes supplémentaires et trois postes de coordonnateurs de Pôle d'appui à la scolarité, spécifiquement dédiés aux élèves en situation de handicap. En parallèle, quatre fermetures de classes sont prévues. Pour maintenir un équilibre budgétaire, le directeur académique a indiqué que s'il devait procéder à des ouvertures supplémentaires, il serait contraint de réaliser des fermetures ou de puiser dans la réserve des postes de titulaires remplaçants (TR).
Selon le syndicat SE-UNSA, présent lors du CSA, onze postes de TR sur les quinze initialement en réserve depuis la carte scolaire de mars seront conservés. "Le Dasen souhaite maintenir un équilibre pour la rentrée afin de ne pas supprimer des postes de TR", a-t-il expliqué. Cette approche vise à éviter des réductions drastiques, mais elle ne satisfait pas les représentants du personnel.
Critiques des syndicats et inégalités départementales
Nadège Biot, secrétaire départementale de SE-UNSA 30, a pointé du doigt les disparités dans l'application des critères de la carte scolaire. "Si la carte scolaire est censée s'appuyer sur plusieurs critères, leur application reste inégale à l'échelle du département", a-t-elle déclaré. Cette incohérence contribue à alimenter la frustration des enseignants, qui estiment que les décisions ne répondent pas aux besoins réels des établissements.
Par ailleurs, vingt et un établissements scolaires feront l'objet d'un comptage des élèves au début du mois de septembre. Cette mesure permettra d'ajuster les effectifs, mais elle intervient tardivement, laissant peu de temps pour des adaptations significatives avant la rentrée.
Mesures spécifiques et adaptations pédagogiques
Parmi les annonces faites lors du CSA, plusieurs initiatives visent à améliorer l'accompagnement des élèves à besoins particuliers :
- Transformation de l'ULIS école Capouchiné en pôle d'enseignement pour jeunes sourds.
- Création de trois postes de coordonnateurs de PSA (Pôle d'appui à la scolarité) dans les collèges Jules Verne à Nîmes, Ferry à Bagnols-sur-Cèze et Diderot à Alès.
- Reconduction d'un contrat local d'accompagnement à l'école Margueritte Long à Nîmes.
- Nouvelle implantation à l'école Pierre Sémard.
- Création d'une UPE2A (Unité pédagogique pour élèves allophones nouvellement arrivés) à l'école du Mont Duplan à Nîmes, qui accueillera spécifiquement des élèves ukrainiens.
Prochaines étapes et incertitudes
Une nouvelle réunion est prévue le mardi 1er juillet, suite au rejet initial des propositions. Cependant, les décisions finales concernant les établissements affectés ne seront prises qu'après la période des vacances estivales. Cette temporalité ajoute une couche d'incertitude pour les équipes pédagogiques, qui doivent préparer la rentrée dans un climat de tensions persistantes.
Les syndicats restent vigilants et continuent de plaider pour une allocation plus juste des ressources, afin de garantir des conditions d'enseignement optimales pour tous les élèves du département du Gard.



