Rentrée 2025 : les grandes nouveautés pour les 12 millions d'élèves
Ce lundi 1er septembre 2025, environ 12 millions d'élèves effectuent leur rentrée scolaire avec un ensemble de réformes significatives. Parmi les principales mesures, on retrouve le renforcement de l'interdiction du téléphone portable au collège, l'introduction de l'éducation à la sexualité dès l'école primaire, et le lancement de formations à l'intelligence artificielle. Ces changements visent à adapter le système éducatif aux enjeux contemporains.
Le dispositif "Portable en pause" généralisé
La ministre de l'Éducation, Elisabeth Borne, a annoncé la généralisation de la "pause numérique", qui interdit totalement l'utilisation des téléphones portables au collège. Bien qu'une loi de 2018 impose déjà cette interdiction, son application est souvent inégale. Le nouveau dispositif "portable en pause" oblige les élèves à déposer leurs appareils dans des casiers, mallettes ou pochettes pendant les cours. Expérimenté l'an dernier dans une centaine de collèges, il sera désormais étendu à tous les établissements, avec des modalités définies localement par les chefs d'établissement en collaboration avec les collectivités territoriales.
Les départements ont toutefois signalé qu'aucune vague de demandes pour la mise en œuvre de ce dispositif n'avait été constatée, suggérant que certains collèges estiment déjà respecter l'interdiction.
Droit à la déconnexion des ENT après 20 heures
Pour lutter contre l'abus d'écrans, un "droit à la déconnexion" des Espaces numériques de travail (ENT) est instauré. Concrètement, les ENT et outils comme Pronote ne seront plus mis à jour de 20 heures à 7 heures en semaine, et du vendredi 20 heures au lundi 7 heures le week-end. Cette mesure vise à protéger le temps personnel des élèves, enseignants et parents.
Réformes du bac, du brevet et nouvelle épreuve de maths
Une nouvelle épreuve écrite de mathématiques sera introduite au bac général et technologique en première au printemps. D'une durée de deux heures et coefficient 2, elle comprendra un questionnaire à choix multiples et deux à trois exercices, portant sur le programme de l'enseignement scientifique ou de la spécialité maths.
Les exigences du bac sont également durcies : un élève ayant moins de 8 sur 20 ne pourra plus passer le rattrapage grâce à des points du jury, et une note inférieure à 9,5 entraînera l'échec. Pour le brevet, l'examen final comptera désormais pour 60 % de la note (contre 50 % auparavant), et le contrôle continu prendra en compte les notes de 3e plutôt que le socle commun sur l'ensemble du cycle 4.
Éducation à la sexualité et nouveaux programmes
Le nouveau programme d'éducation à la vie affective et relationnelle et à la sexualité (Evars) entre en vigueur à la rentrée, avec trois séances annuelles obligatoires dans toutes les écoles, collèges et lycées, publics et privés sous contrat. Bien que théoriquement imposées depuis 2001, ces séances étaient peu réalisées. La ministre a demandé des réunions avec les parents en début d'année pour clarifier les objectifs et rassurer.
De nouveaux programmes de français et de maths sont également mis en place de la petite section de maternelle à la 6e, visant à renforcer les apprentissages fondamentaux.
Initiation à l'intelligence artificielle
Des formations à l'intelligence artificielle seront proposées sur la plateforme Pix dès la rentrée dans des établissements volontaires, avant d'être généralisées à tous les collèges et lycées début 2026. Elles deviendront obligatoires pour tous les élèves de 4e et seconde, préparant les jeunes aux défis technologiques futurs.
Ces réformes marquent une étape importante dans l'évolution du système éducatif français, avec un accent sur le numérique, la santé et l'adaptation aux compétences du XXIe siècle.



