Collège du Teich : les enseignantes d'espagnol se battent pour leur discipline
Malgré l'avis favorable du conseil d'administration du collège Val des Pins du Teich concernant la suppression de l'espagnol en première langue vivante, les professeures concernées refusent d'abandonner la lutte. Depuis le début du mois de mars, Véronique Alquier et Catherine Fauthoux, enseignantes d'espagnol dans cet établissement, se mobilisent activement contre cette décision qui doit prendre effet à la rentrée scolaire 2026.
Une décision justifiée par « l'équité » et la baisse des moyens
La direction du collège a expliqué sa volonté de supprimer l'espagnol LV1 par un « principe d'équité » entre tous les élèves et une réduction des ressources disponibles. Cette mesure impliquerait l'abandon de la classe bilangue en 6e (trois heures d'anglais et trois heures d'espagnol) ainsi que de l'espagnol proposé comme première langue vivante à partir de la 5e.
En remplacement, l'établissement envisage de proposer deux heures facultatives d'espagnol en classe de 6e. Véronique Alquier dénonce cette solution comme un « trompe-l'œil », soulignant que les élèves de 6e se retrouveront l'année suivante avec des camarades débutant complètement l'espagnol, créant ainsi des disparités importantes.
Une tradition linguistique menacée
Cette situation est d'autant plus préoccupante que de nombreux élèves teichois ont commencé l'apprentissage de l'espagnol dès l'école primaire. Véronique Alquier explique : « On veut tout simplement mettre fin à cette particularité du Teich, alors que plusieurs familles d'origine espagnole se sont installées ici après la guerre civile. La personne qui intervenait à l'école est partie à la retraite et n'a pas pour l'instant été remplacée. »
La création d'un collectif pour la diversité linguistique
Face à cette annonce, les enseignantes n'ont pas baissé les bras. Après avoir envoyé de nombreuses lettres et relances restées sans réponse, elles ont décidé de créer le Collectif pour la diversité linguistique. Cette initiative a rapidement rassemblé plusieurs collègues enseignants et les associations de parents d'élèves.
Leurs actions concrètes incluent :
- Une manifestation organisée devant le collège le lundi 9 mars
- Une nouvelle lettre qui sera envoyée au recteur de l'académie de Bordeaux
- Une pétition publiée le 24 mars dernier, ayant déjà recueilli plus de 460 signatures
- Une motion de soutien qui doit être votée lors du prochain conseil municipal, le jeudi 2 avril
Le soutien des autorités locales
La maire du Teich, Karine Desmoulin, a affirmé son soutien à cette mobilisation : « Nous voulons affirmer que l'espagnol a toute sa place dans notre commune et dans ce collège. » Cette déclaration officielle renforce la détermination des enseignantes qui cherchent avant tout à rencontrer le recteur pour présenter leurs arguments.
Les professeures d'espagnol du collège Val des Pins continuent donc leur combat, déterminées à préserver l'enseignement de cette langue dans leur établissement et à défendre la diversité linguistique pour les générations futures d'élèves teichois.



