Eva Morel, 29 ans, est la cofondatrice et secrétaire générale de l'association QuotaClimat. Ancienne collaboratrice parlementaire, elle a fait de la lutte contre la désinformation climatique son cheval de bataille. Son objectif : surveiller la parole médiatique sur le dérèglement climatique pour garantir qu'il en soit parlé plus et mieux.
Un parcours engagé
Issue d'une formation en sciences politiques, Eva Morel a travaillé au Parlement avant de se lancer dans l'activisme climatique. Elle explique : "Je suis à gauche, mais, contrairement à une partie de la gauche, je ne suis pas anti-establishment : je crois qu'on peut faire évoluer en travaillant avec les gens qui sont en place." Cette approche pragmatique a permis à QuotaClimat de gagner en influence.
QuotaClimat : une association de surveillance médiatique
Fondée il y a quatre ans, QuotaClimat s'est donné pour mission de traquer les fake news climatiques et de promouvoir un traitement médiatique plus rigoureux. L'association a réussi à imposer la notion de "désinformation climatique" dans le débat public. Plusieurs gouvernements ont d'ailleurs commencé à développer des outils pour la combattre, notamment après la conférence de Belém sur les changements climatiques en novembre dernier.
Le travail d'Eva Morel et de son équipe porte ses fruits. En quatre ans, QuotaClimat est devenu une référence dans le domaine. L'association publie régulièrement des rapports sur la couverture médiatique du climat, dénonçant les biais et les omissions. Elle propose également des formations aux journalistes pour améliorer la qualité de l'information.
Une méthode efficace
Eva Morel mise sur le dialogue avec les médias et les institutions. Elle estime que la confrontation n'est pas toujours productive. "Nous préférons travailler main dans la main avec les rédactions pour les aider à mieux traiter le sujet", affirme-t-elle. Cette stratégie a séduit de nombreux acteurs, y compris au sein du gouvernement.
Pour l'avenir, Eva Morel souhaite étendre l'action de QuotaClimat à l'échelle européenne. "La désinformation climatique ne connaît pas de frontières. Nous devons coordonner nos efforts au niveau international", conclut-elle.



