Sandrine Sarroche débarque près de Nice avec son nouveau spectacle
Le samedi 23 mai 2026, la salle des Arts du Broc vibrera au rythme du tout nouveau spectacle de l’humoriste toulonnaise Sandrine Sarroche. Entre stand-up, chant et imitations, la chroniqueuse revient jouer à domicile pour offrir un show total, à la fois thérapeutique et libérateur.
Après deux dates à Antibes et une à Toulon en janvier dernier, Sandrine Sarroche revient dans le Sud au Broc pour son nouveau spectacle. Impatiente de retrouver ses terres d’origine, la chroniqueuse vient y offrir un show libérateur, bien décidée à transformer les tracas du quotidien en éclats de rire collectifs.
Les origines de son humour
Pour comprendre le phénomène Sandrine Sarroche, il faut remonter aux sources, là où l’accent chante et où les langues se délient : le salon de coiffure mixte de sa mère, du côté de Toulon. « C’est un endroit qui voit passer tout le monde, toutes les catégories sociales, tous les âges », se souvient l’humoriste. « Les gens confient beaucoup de choses intimes à leur coiffeur, c’est un vrai confessionnal ». Fille de la patronne, la petite Sandrine n’avait déjà pas sa langue dans sa poche : « J’animais le salon, je faisais du stand-up sans le savoir ».
La jeune Toulonnaise monte à Paris pour y suivre des études de droit. En 2007, elle plaque les codes juridiques pour les planches avec son premier one-woman-show, Je suis Ségolène. Le ton Sarroche est né : une satire politique acérée et un humour de société qui fait mouche à chaque réplique. Devenue une figure incontournable du paysage audiovisuel français, elle a marqué les esprits à la télévision à travers ses chroniques piquantes, que ce soit sur C à Vous, Paris Première ou encore Télématin.
Un spectacle sans titre fixe
Pour ce nouveau show mis en scène par Julien Alluguette et coécrit avec François Bernheim et Christian Bouclier, l’artiste déploie tous ses talents : chant, danse, sketchs et imitations. Elle y aborde sans tabou la politique, la sexualité, le divorce, le vieillissement ou la guéguerre Paris-Province. Ce joyeux zapping explique pourquoi ce spectacle n’a pas de titre fixe. « Le fil directeur est simple : parlons de ce qui nous contrarie, de ce qui nous fait souffrir ou nous attriste, et essayons de transformer le plomb en or. Soyons des alchimistes de nous-mêmes », résume-t-elle avec enthousiasme.
Pour ce faire, Sandrine Sarroche utilise toutes ses cordes, y compris vocales, elle qui a chanté au Palais Garnier dans Les Brigands. Cette liberté totale, elle la revendique : « La télévision et la radio sont des moyens. La scène, c’est la fin. Pour moi, c’est la raison d’être de ma carrière ». Une liberté portée par un amour des phrases bien construites, avec un sujet, un verbe et un complément : « On essaie encore d’utiliser cette langue qui est la nôtre et que nous aimons tant. »
Le rire comme médicament
Derrière l’ironie se cache une démarche presque médicale. Pour Sandrine Sarroche, l’humour soigne : « C’est un médicament dont il ne faut absolument jamais se passer. Mes amis psychologues et psychiatres le disent tous : le rire est le meilleur des antidépresseurs. » Évoquant Victor Hugo, elle qualifie le rire de « dispensateur d’oubli ». Ce qui la touche le plus, ce n’est pas tant le « bravo » du public, qu’elle prend comme une cerise sur le gâteau, mais plutôt le « merci ». Des spectateurs lui confient même encore aujourd’hui qu’elle a sauvé leur confinement ou leur hospitalisation.
Heureuse de jouer « à domicile »
Cette date aux Arts du Broc a une saveur toute particulière pour l’enfant du pays, ravie de retrouver la chaleur du public méridional. « Ça me permet de revenir un peu chez moi, et de prendre toujours quelques kilos parce que je repars les bras chargés de raviolis de Nice », plaisante-t-elle. Forcément, les anecdotes sur son enfance ou sur sa sœur, qui tient elle aussi un salon de coiffure près de Toulon, résonnent différemment ici : « Ma mère et ma sœur ont beaucoup plus l’accent du Sud que moi. Quand je les imite sur scène, cela a tout de suite plus d’impact ».
Après les standing ovations reçues à Antibes et à Toulon en début janvier, l’humoriste réserve une surprise aux spectateurs : elle prépare toujours une entame et une fin de spectacle personnalisées, collées aux spécificités de l’endroit où elle se trouve.
Informations pratiques
- Date : samedi 23 mai 2026
- Heure : 20h30
- Lieu : Les Arts du Broc
- Tarif : 25,99 euros



