La mairie de Paris a dévoilé ce jeudi les contours de son nouveau plan pour le périscolaire, qui entrera en vigueur à la rentrée 2026. L'objectif affiché est d'harmoniser les horaires dans toutes les écoles de la capitale et d'adapter les tarifs en fonction des revenus. Selon la mairie, 80% des familles parisiennes verront leur facture diminuer ou rester stable.
Un nouveau rythme pour les écoliers parisiens
À partir de septembre 2026, les temps périscolaires seront uniformisés dans les 640 écoles publiques de Paris. Les activités auront lieu de 8h à 9h le matin, puis de 16h30 à 18h30 en fin de journée. Le mercredi, les enfants pourront être accueillis de 8h à 18h30. Ce dispositif remplace les multiples organisations qui variaient d'une école à l'autre. La mairie espère ainsi simplifier la vie des parents et garantir une offre équitable sur tout le territoire parisien.
Le plan prévoit également une augmentation des places disponibles : 5 000 nouvelles inscriptions sont attendues, portant le total à 120 000 enfants accueillis chaque jour. Pour financer ces mesures, la mairie a décidé d'augmenter les tarifs pour les familles les plus aisées. Les foyers gagnant plus de 6 000 euros par mois paieront 10 euros de plus par jour, soit un tarif maximal de 22 euros. En revanche, les familles modestes, avec un revenu inférieur à 2 000 euros, bénéficieront d'une réduction de 2 euros par jour, ramenant le coût à 3 euros.
Une réforme qui suscite des réactions mitigées
Ce plan a été élaboré après une large concertation avec les associations de parents d'élèves et les syndicats enseignants. Patrick Bloche, adjoint à la maire de Paris chargé de l'éducation, a déclaré : "Nous voulons garantir un accès de qualité pour tous les enfants, sans distinction de quartier ou de revenu. Cette réforme est juste et équilibrée." Cependant, certaines associations de parents d'élèves critiquent la hausse des tarifs pour les classes moyennes supérieures, estimant qu'elle pourrait pénaliser des familles déjà confrontées à un coût de la vie élevé dans la capitale.
La mairie assure que les recettes supplémentaires, estimées à 15 millions d'euros par an, serviront à embaucher 200 animateurs supplémentaires et à améliorer la qualité des activités proposées. Parmi les nouveautés, des ateliers de soutien scolaire et des activités sportives seront renforcés. Le plan doit encore être voté par le Conseil de Paris en septembre prochain.



