Parcoursup 2026 : Monaco adapte son accompagnement pour les futurs étudiants
Alors que le dépôt des dossiers sur la plateforme Parcoursup s'est clôturé ce 1er avril 2026, les lycéens monégasques du lycée Rainier-III ont bénéficié d'un accompagnement spécifique tout au long de cette procédure souvent perçue comme anxiogène. La Principauté, bien que suivant le calendrier français, a mis en place des dispositifs adaptés pour guider ses élèves dans cette étape cruciale de leur orientation.
Un calendrier français avec des spécificités monégasques
À Monaco, les élèves de terminale respectent le même calendrier que leurs homologues français : inscription et formulation des vœux entre janvier et mi-mars, finalisation des dossiers jusqu'au 1er avril, puis phase d'admission qui débutera le 2 juin. Cependant, la Principauté a développé une approche personnalisée via son Centre d'information de l'Éducation nationale.
Ce centre propose une documentation spécifique et organise une journée dédiée pour les élèves et leurs familles, permettant de mieux comprendre les enjeux et les étapes de la plateforme. Cette initiative vise à démystifier le processus et à réduire l'appréhension naturelle liée à ces choix d'orientation.
Le lycée Rainier-III : une double voie vers l'enseignement supérieur
Établissement à dominante professionnelle et technologique, le lycée Rainier-III invite systématiquement tous ses élèves de terminale à s'inscrire sur Parcoursup. Cette démarche permet de ne fermer aucune porte, y compris pour ceux qui hésitent encore entre poursuite d'études et insertion professionnelle, explique Romain Gori, conseiller d'orientation dans l'établissement depuis 2008.
L'établissement propose également plusieurs formations hors de la plateforme française, offrant ainsi une double voie vers l'enseignement supérieur. Cette alternative apporte une certaine sécurité dans les choix d'orientation, particulièrement appréciée par les élèves attachés à leur établissement et à la Principauté.
Parcoursup : révélateur plutôt que générateur de stress
Contrairement à l'image souvent véhiculée, Romain Gori estime que Parcoursup n'est pas à l'origine de l'anxiété des étudiants. « Ce qui est générateur de stress, c'est le choix et l'orientation dans sa globalité », affirme-t-il. Le conseiller rappelle que cette pression existait déjà avant la plateforme, à l'époque des dossiers papier ou de la plateforme « Admission Post-Bac ».
La médiatisation de Parcoursup a simplement concentré les inquiétudes sur l'outil, alors qu'il ne fait qu'informer et structurer les réponses des établissements. La véritable difficulté réside dans l'injonction faite aux élèves de définir très tôt leur orientation professionnelle, parfois dès la troisième avec le choix du lycée et de la filière au baccalauréat.
Un accompagnement structuré pour limiter l'anxiété
Pour répondre à ces défis, le lycée Rainier-III a mis en place un accompagnement régulier et progressif :
- Découverte des métiers en classe de seconde
- Exploration des formations en première
- Construction d'une stratégie d'orientation en terminale
À partir de janvier, l'accompagnement devient plus concret avec l'inscription, la formulation et la confirmation des vœux, puis la préparation aux réponses. Des entretiens individuels sont proposés avec une participation d'environ 95% des élèves, selon Romain Gori.
Lors de la campagne précédente, un seul élève du lycée n'a reçu aucune proposition, et tous ceux souhaitant poursuivre leurs études ont pu le faire. Le moment le plus critique reste la phase d'admission débutant le 2 juin, avec des délais désormais réduits pour les réponses aux propositions.
Stratégies pour faire face à la pression
Pour limiter le stress de cette séquence, Romain Gori insiste sur l'anticipation et encourage les élèves à hiérarchiser leurs options. « Construire une bonne stratégie d'orientation, en se laissant des plans B, permet de diminuer l'anxiété », résume-t-il.
Il note également l'attrait croissant pour l'alternance, rendue plus visible par Parcoursup grâce à deux listes de vœux distinctes. Cependant, il tempère cet enthousiasme : « Ce n'est pas mieux en soi, tout dépend du profil de l'élève, du rythme de travail prévu et de l'entreprise ». Un choix mal adapté peut s'avérer plus difficile qu'une formation classique.
Cette approche structurée et personnalisée montre comment Monaco adapte les procédures nationales aux besoins spécifiques de ses élèves, transformant Parcoursup d'une source potentielle d'anxiété en un outil de construction de projet professionnel.



