Le lycée Simone-Veil de Gignac élabore des formations ciblées pour le territoire
Un an après son inauguration en grande pompe le 8 septembre 2020, le lycée Simone-Veil de Gignac, souvent qualifié de "cathédrale laïque", poursuit son développement avec l'ambition de répondre aux besoins économiques du Cœur d'Hérault. Kamel Chibli, troisième vice-président de la Région Occitanie délégué à l'éducation, Jean-François Soto, maire de Gignac et président de la communauté de communes, et Antoine Roux, proviseur de l'établissement, travaillent de concert sur l'élaboration de nouvelles filières.
Un cursus sécurité en gestation pour répondre aux besoins locaux
Parmi les projets en discussion, un cursus sécurité apparaît comme une piste logique, notamment avec l'implantation prochaine du Cefor, le centre de formation du Service départemental d'incendie et de secours (Sdis), à proximité du lycée. "Cette réflexion sur les cursus est un sujet majeur auquel je m'attellerai. Nous entrons en discussion avec le rectorat", a dévoilé Kamel Chibli, soulignant l'objectif de créer des formations adaptées "à des besoins bien identifiés sur les territoires".
L'élu régional a insisté sur l'urgence de l'insertion professionnelle des jeunes : "Alors que le taux de chômage est très élevé dans le département, c'est l'insertion des jeunes dans la vie active. C'est le sujet qui m'anime au quotidien". Jean-François Soto a abondé dans ce sens, qualifiant l'établissement de "formidable outil pour les générations futures, une locomotive pour le territoire".
Des ambitions éducatives et un internat à valoriser
Antoine Roux, le proviseur, ne cache pas ses ambitions pour le lycée : "Faire de Simone-Veil un grand lycée parce que l'orientation des élèves, selon le lieu d'où vous venez, cela compte beaucoup plus qu'on ne le croit". L'établissement, qui compte actuellement 500 lycéens, devrait à terme en accueillir près de 1 200.
L'internat flambant neuf, construit avec un budget de près de 3,5 millions d'euros, attend ses premiers pensionnaires. Kamel Chibli explique que les nouvelles filières pourraient attirer des élèves "à l'extérieur de l'Hérault", qui bénéficieraient ainsi de cette structure. De même, des jeunes locaux pourraient y être hébergés pour profiter d'un "accompagnement qu'ils n'auraient peut-être pas chez eux. Là, nous sommes vraiment dans la dimension, aussi, de l'égalité des chances".
Développer l'enseignement post-bac en zone rurale
La question des formations post-bac, comme les BTS, est également au cœur des préoccupations. "L'objectif que nous poursuivons avec la présidente de Région, c'est de faire en sorte que les postbac ne s'installent pas que dans les métropoles mais aussi dans les territoires, comme ici, en cœur d'Hérault", a précisé Kamel Chibli.
Malgré ces projets ambitieux, les responsables appellent à la patience : "Il faut relativiser les choses, on a ouvert ce lycée il y a un an à peine". Comme le souligne la métaphore employée, "comme le raisin, les bonnes idées ont besoin de temps pour mûrir". La halle des sports, actuellement en construction, viendra compléter les atouts de ce site éducatif gignacois, promis à un bel avenir.



