Nîmes : une mobilisation syndicale pour défendre le droit au temps partiel dans l'Éducation nationale
Une importante mobilisation a eu lieu ce mercredi 21 mai à Nîmes, devant la direction départementale des services de l'Éducation nationale (DSDEN) du Gard. À l'appel de l'intersyndicale regroupant la FSU-SNUIPP, le Snudi-FO et le SE-UNSA, les personnels de l'Éducation nationale se sont rassemblés pour protester contre les refus de temps partiels décidés pour l'année scolaire 2026-2027.
Les syndicats dénoncent des chiffres trompeurs et une pression sur les agents
Selon les organisations syndicales, l'administration justifie ces refus par un manque de personnels, un argument qu'elles contestent fermement. « C'est bien là que réside le problème. Ce sont justement les agents en poste qui font tenir l'école debout », affirment-elles. Le directeur académique des services de l'Éducation nationale (Dasen) du Gard a indiqué que 94 % des demandes de temps partiels avaient reçu une réponse favorable, mais les syndicats estiment que ce chiffre est trompeur.
« Il ne reflète, ni la réalité des refus de quotité, ni la pression exercée sur les personnels », précisent-ils. De nombreux enseignants et agents auraient été contraints d'accepter un temps partiel à 75 % au lieu des 80 % demandés, ou d'abandonner leur demande par manque d'alternatives. Les syndicats soulignent également que des collègues en situation de handicap ont vu leur demande de quotité rejetée malgré la présentation de certificats médicaux.
Des revendications claires pour une gestion plus équitable
Face à cette situation, les personnels mobilisés exigent :
- Le respect strict du droit au temps partiel, y compris pour la quotité spécifiquement demandée par chaque agent.
- L'accord systématique des temps partiels pour les situations médicales et familiales dûment justifiées.
- Une gestion humaine, équitable et transparente des demandes, mettant fin aux pressions exercées sur les agents.
Les syndicats rappellent que ces mesures sont essentielles pour préserver la santé et le bien-être des personnels, qui sont au cœur du fonctionnement du système éducatif. Une Commission administrative paritaire départementale est prévue lundi 26 mai, où ces questions devraient être abordées de manière approfondie.
Cette mobilisation à Nîmes s'inscrit dans un contexte plus large de tensions au sein de l'Éducation nationale, où la gestion des ressources humaines et les conditions de travail des agents restent des sujets sensibles et récurrents.



