Nasrine, 24 ans, milite pour la santé mentale étudiante : « C'est OK d'aller voir un psy »
À 24 ans, Nasrine, étudiante en France, s'engage activement pour promouvoir la santé mentale sur les campus universitaires. Son combat vise à déstigmatiser la consultation psychologique et à encourager les jeunes à prendre soin de leur bien-être émotionnel sans crainte de jugement.
Un parcours personnel vers la prise de conscience
Nasrine a elle-même traversé des périodes difficiles durant ses études, où elle a ressenti le poids du stress académique et des pressions sociales. Elle explique : « J'ai longtemps hésité à demander de l'aide, pensant que c'était un signe de faiblesse. Mais j'ai fini par comprendre que c'était OK d'aller voir un psy. » Cette réalisation a été un tournant dans sa vie, la poussant à partager son expérience pour aider d'autres étudiants.
Les défis de la santé mentale en milieu étudiant
Les étudiants font face à des enjeux spécifiques qui peuvent impacter leur santé mentale :
- La charge de travail académique, souvent intense et source d'anxiété.
- L'isolement social, notamment pour ceux qui quittent leur foyer familial.
- Les pressions financières, avec les difficultés liées au coût de la vie étudiante.
- La transition vers l'âge adulte, qui s'accompagne de nombreuses incertitudes.
Nasrine souligne que ces facteurs, combinés à un manque de ressources accessibles, peuvent aggraver les problèmes de santé mentale chez les jeunes.
Actions et initiatives pour briser les tabous
Pour sensibiliser la communauté étudiante, Nasrine participe à diverses actions :
- Organisation d'ateliers et de discussions sur les campus, où les étudiants peuvent échanger librement sur leurs émotions.
- Collaboration avec des associations qui œuvrent pour la santé mentale, afin de diffuser des informations et des ressources.
- Utilisation des réseaux sociaux pour partager des témoignages et des conseils pratiques, atteignant un public plus large.
Elle insiste sur l'importance de normaliser la recherche d'aide psychologique, en rappelant que « prendre soin de sa santé mentale, c'est aussi essentiel que de soigner un rhume ».
Les perspectives d'avenir et les besoins en soutien
Malgré les progrès, Nasrine estime que des efforts supplémentaires sont nécessaires :
- Améliorer l'accès aux services psychologiques gratuits ou à faible coût dans les universités.
- Former le personnel éducatif à reconnaître les signes de détresse mentale chez les étudiants.
- Intégrer la santé mentale dans les programmes de prévention et de bien-être sur les campus.
Son engagement se poursuit, avec l'espoir de voir émerger une génération d'étudiants plus ouverte et mieux soutenue face aux défis émotionnels.



