Montpellier : les Atsem en grève reconductible dès lundi contre l'alourdissement de leur charge de travail
Montpellier : les Atsem en grève contre l'augmentation de leur temps de travail

Montpellier : les Atsem déclenchent une grève reconductible contre la réorganisation de leur temps de travail

Les Agents territoriaux spécialisés des écoles maternelles (Atsem) de la ville de Montpellier ne décolèrent pas. Ils ont annoncé une grève reconductible à partir de lundi 6 septembre, avec un rassemblement prévu dès 9h30 sur le parvis de l'Hôtel de Ville. Cette mobilisation fait suite à la décision de la municipalité de réorganiser leur temps de travail, passant de 1537 à 1607 heures annuelles, ce qui entraîne selon eux un alourdissement significatif de leurs charges et une non-reconnaissance de la pénibilité inhérente à leur profession.

Une charge de travail accrue et de nouvelles missions contestées

Le point de crispation principal réside dans l'augmentation du volume horaire annuel, mais également dans l'attribution de nouvelles missions qui viennent s'ajouter à leur quotidien déjà bien chargé. Cécile Jourdan, secrétaire générale du syndicat Force Ouvrière et elle-même Atsem, détaille les griefs : "Nos journées sont déjà très pénibles. Nous assurons l'accueil matinal, organisons des ateliers, gérons la cantine, les siestes et les activités de l'après-midi. Désormais, on nous confie aussi l'animation des TAAC (Temps d'Accueil et d'Animation après la Classe), une tâche précédemment dévolue aux animateurs."

Une Atsem expérimentée, exerçant depuis une dizaine d'années, confirme : "Avec ces changements, nos journées peuvent atteindre 10 heures. C'est physiquement éprouvant, notamment parce que nous travaillons constamment penchées sur du petit mobilier adapté aux enfants. Les risques musculaires et physiques ne sont pas suffisamment pris en compte."

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Une mobilisation qui promet d'être forte et soutenue

Cécile Jourdan anticipe une forte mobilisation pour ce mouvement de grève. Elle souligne que la profession devrait être massivement suivie, bénéficiant du soutien des délégués de parents d'élèves, des enseignants et de syndicats étudiants. L'objectif de la grève est clair :

  • Exprimer un refus catégorique de la prise en charge des missions TAAC.
  • Contester la mise en place d'un système à deux équipes.
  • Exiger une meilleure prise en compte des risques professionnels, notamment physiques.
  • Rétablir un dialogue direct avec les élus municipaux.

"Cette grève est organisée pour indiquer notre refus. Nous souhaitons aussi que les risques liés à ce travail soient réellement pris en compte", insiste la syndicaliste. Elle ajoute une revendication majeure : "Nous voulons rencontrer le maire, comme nous le faisions avec les anciens édiles. Il est urgent d'ouvrir des portes pour rétablir un dialogue constructif avec la municipalité."

Cette colère des Atsem montpelliérains s'inscrit dans un contexte plus large de tensions autour des conditions de travail dans la fonction publique territoriale, mettant en lumière les difficultés quotidiennes d'un métier essentiel au bon fonctionnement des écoles maternelles.

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