Insatisfaits de la réponse du Rectorat, élèves, parents et enseignants du lycée Jules-Guesde se mobilisent à nouveau ce jeudi 7 mai. Comme le 5 mai, les manifestants se rendront au Rectorat pour réclamer des moyens supplémentaires.
Des postes jugés insuffisants
La proposition de doter l’établissement de l’avenue de Lodève de deux postes supplémentaires laisse la communauté éducative sur sa faim. Cette situation fait suite à l’altercation survenue le 10 avril entre deux élèves et un professeur. Ils manifestent donc une nouvelle fois ce jeudi et espèrent être reçus au Rectorat.
Delphine Lécureuil (Snes-FSU) déclare : « Le compte n’y est pas ! » Deux jours après une entrevue avec le directeur de cabinet de la Rectrice, la représentante syndicale, comme ses collègues, ne voit toujours le verre qu’à moitié plein.
Des revendications précises
Lundi dernier, elle et les autres représentants de la communauté éducative (élèves, parents, enseignants et représentants syndicaux) du lycée Jules-Guesde avaient exigé que soient affectés à l’établissement quatre postes d’assistants d’éducation (AED).
« Le directeur de cabinet nous a dit que les moyens provisoires seraient définitifs, alors que ce n’était pas gagné », concède-t-elle. Dans les faits, un fonctionnaire chargé de la prévention sécurité et un assistant d’éducation renforceront bientôt le personnel du lycée. Quant au poste d’infirmière scolaire également réclamé : « L’on ne nous a rien garanti du tout et il manque encore deux AED. »
Une nouvelle marche vers le Rectorat
D’où la décision prise de mobiliser une fois encore les troupes ce jeudi 7 mai. Comme le 5, personnels, parents et élèves se regrouperont devant le lycée avant de gagner à pied la rue de l’Université et le Rectorat, avec l’espoir d’une deuxième entrevue à la clé.
« On aimerait bien rencontrer la Rectrice. Après, si c’est son directeur de cabinet, c’est pareil », poursuit Delphine Lécureuil. « Elle n’a même pas adressé un message de soutien. »
Un manque de soutien
Quant à savoir pourquoi leurs demandes de rencontrer la représentante de l’Éducation nationale sont jusqu’à présent restées vaines : « Je ne sais pas. Elle n’a même pas adressé un message de soutien alors que le ministre, lui, l’a fait sur un réseau social », regrette la syndicaliste.



