Mobilisation massive contre la suppression d'un poste d'enseignant à Pays-de-Belvès
Les élus et les parents d'élèves de Pays-de-Belvès se mobilisent activement pour contester la suppression d'un poste d'enseignant au sein du regroupement pédagogique intercommunal. Une pétition lancée récemment a déjà recueilli plus de 400 signatures, témoignant d'une inquiétude grandissante au sein de la communauté locale.
Un risque de fermeture de classe dénoncé
Le risque de fermeture d'une classe au sein du regroupement pédagogique intercommunal avec Sagelat avait été évoqué en début d'année par l'inspection académique. Ce sujet sensible avait d'ailleurs été relayé durant la campagne des municipales par Roselyne Vuadel-Lefebvre, désormais maire de Pays-de-Belvès. L'école du village compte actuellement plusieurs classes à double niveau, comme le CP-CE1.
Si l'inspection académique supprime effectivement un poste d'enseignant, il faudra répartir les élèves dans les classes restantes. La conséquence directe serait l'apparition de classes à triple niveau, de type CP-CE1-CE2, ce qui entraînerait des difficultés évidentes tant pour les enfants que pour les enseignants.
De plus, plusieurs élèves nécessitant une attention particulière seraient pénalisés par cette décision, jugée injuste par la population alors que les effectifs du RPI sont stables avec 129 élèves. Cette situation soulève des questions fondamentales sur la qualité de l'éducation en milieu rural.
Une mobilisation politique et citoyenne sans précédent
Une pétition, lancée lundi 23 mars au soir, recueille déjà 444 signatures. Spontanément, les élus ont soutenu l'établissement et s'opposent fermement à la suppression du poste. Germinal Peiro, président du Département de la Dordogne, présent sur place, s'est joint à sa binôme Patricia Lafon-Gauthier pour soutenir les parents d'élèves.
L'édile Roselyne Vuadel-Lefebvre apporte également un soutien sans faille aux familles inquiètes et mobilisées. Didier Da Rocha, premier adjoint, souligne de son côté l'importance d'une nouvelle inscription en CP d'une famille récemment installée, démontrant ainsi la vitalité de l'école locale.
« Une classe perdue, c'est de la richesse perdue et une dégradation de l'éducation », déplore Claudine Le Barbier, deuxième adjointe à Pays-de-Belvès. Cette déclaration résume l'état d'esprit des opposants à cette mesure.
Appel à la mobilisation continue
Les parents d'élèves invitent les citoyens à signer la pétition vendredi 27 mars devant l'école à 16 h 30, ainsi que sur le marché samedi 28 mars à partir de 10 heures. Cette double initiative vise à maximiser la participation de la population et à faire entendre la voix des familles concernées.
La mobilisation s'organise autour de plusieurs axes :
- Collecte de signatures pour la pétition
- Présence physique devant l'établissement scolaire
- Information des citoyens sur les marchés locaux
- Soutien politique transversal
Cette affaire dépasse le simple cadre local et pose des questions plus larges sur l'avenir de l'éducation dans les zones rurales. Les acteurs locaux espèrent que leur mobilisation portera ses fruits et permettra de préserver la qualité de l'enseignement pour les 129 élèves du regroupement pédagogique intercommunal.



