Luis Vassy, 45 ans, ancien diplomate et énarque, a pris la direction de l'Institut d'Études politiques de Paris en septembre 2024. Fils de réfugiés, il revendique un parcours méritocratique et entend remodeler la grande école parisienne. Son projet de réarmement intellectuel, sa reprise en main disciplinaire et sa critique des orthodoxies universitaires lui ont valu l'opposition de deux composantes majeures de l'institution : les enseignants-chercheurs et les étudiants.
Un style de direction autoritaire
Depuis son arrivée, Luis Vassy est critiqué pour sa dérive autoritaire. Une salve d'articles publiés fin mai dans Le Monde et Libération a dénoncé sa personnalité jugée problématique. Début juin, des voix à droite, dans Les Échos et Le Figaro, l'ont défendu comme un pacificateur face au supposé wokisme de l'école. Les tensions sont retombées après un retour à la paix froide, alors que les candidatures internationales explosent, assurant des rentrées financières importantes.
Un contexte de conflit de basse intensité
Sciences-Po a connu un regain de tension printanier, violent mais fugace. Deux ans après avoir été le théâtre du mouvement étudiant propalestinien et une arène médiatique pour personnalités politiques, l'institution semble avoir appris de ses vicissitudes. Cependant, les tensions persistent, illustrant une mécanique complexe de conflit de basse intensité.
- Opposition des enseignants-chercheurs
- Mécontentement des étudiants
- Défense par les médias de droite
- Explosion des candidatures internationales
Luis Vassy compte de nombreux détracteurs dans l'école, qui lui reprochent sa direction autoritaire. Son parcours d'ascension par le mérite et ses réformes divisent profondément la communauté de Sciences-Po.



