Une leçon d'histoire locale pour les élèves de CM à Saint-Rome-de-Cernon
Leçon d'histoire locale pour les CM à Saint-Rome-de-Cernon

Le mardi 26 mai, les élèves de CM de l’école Les Cardabelles ont eu la chance de recevoir Henri Moizet, président honoraire de l’Amicale du maquis Paul-Clé. Il est venu leur expliquer l’histoire du maquis de La Prade et de la stèle qui devait être inaugurée le lendemain.

Un exposé adapté aux enfants

Avec des mots simples, Henri Moizet a décrit le « pourquoi et comment », entre 1941-1942 et 1944, une minorité de Français d’origines, de milieux sociaux, de conditions et de convictions politiques ou religieuses différentes se sont regroupés dans la clandestinité pour former ce que l’on a appelé les maquis.

Les différentes formes de maquis

Un mouvement qui démarre timidement, se structure au fil des mois et se renforce au printemps 1943 avec l’arrivée des réfractaires au STO. Ces groupes, souvent composés d’un très petit nombre d’individus, forment un maillage du territoire et s’organisent pour la lutte.

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  • Maquis d’accueil et d’orientation : comme ceux du Monna, près de Millau, ou de Tendigue, près de Lauras. D’une légalité apparente, ils offraient aux réfractaires un travail légal sous de fausses identités.
  • Maquis-refuges : lieux éphémères et clandestins en attente d’une autre implantation, comme ceux des Clédelles, à Sainte-Eulalie-de-Cernon, du Mas Raynal, à Cornus, ou de la Borie-Blanque, à Saint-Beaulize.
  • Maquis d’action : avec l’arrivée des armes, lieux de formation au maniement des armes, d’entraînement au combat et bases de départ pour les sabotages et les opérations armées.

Le maquis de La Prade

Le maquis de La Prade, qui ne dura que quelques mois, fut d’abord un maquis-refuge comptant jusqu’à 18 membres. Il évolua ensuite, avec l’arrivée des armes, vers un maquis d’action. De La Prade partirent des expéditions destinées à récupérer des véhicules, du carburant, des armes et du ravitaillement, mais aussi à mener des sabotages et à assurer le transport d’armes, avant sa dissolution à la suite de l’échec de l’attaque de Saint-Félix, sous Rodez.

Si les maquis bénéficiaient de complicités et de soutiens au sein de la population, ils n’étaient pas à l’abri des dénonciations ni des infiltrations d’espions à la solde de l’occupant. Ce fut le cas pour celui de La Prade, où seule la perspicacité des hommes permit de neutraliser à temps Bonnet, agent de la brigade Marty, qui, se faisant passer pour un maquisard en fuite, préparait une attaque contre le groupe.

Un moment d’échange enrichissant

Au cours de cet exposé, suivi avec attention, les enfants ont posé de nombreuses questions et demandé des précisions avant de préparer, avec leur maîtresse, les lectures et les chants prévus pour la cérémonie d’inauguration à laquelle ils devaient participer.

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