Nîmes : Le blob, une créature extraordinaire, captive les élèves de l'institut d'Alzon
À l'institut d'Alzon de Nîmes, une créature hors du commun passionne les élèves de tous âges. Le blob, scientifiquement nommé Physarum polycephalum, fait l'objet d'études approfondies en classe où les élèves analysent son périmètre, ses surfaces et ses comportements sous tous les angles possibles.
Une expérience scientifique participative d'envergure nationale
Les élèves de seconde et de sixième de l'établissement nîmois participent activement au projet #ElevetonBlob, une expérience de science participative proposée par le CNES. Sous la direction de leur professeure de SVT, Estelle Durand, ils étudient cet organisme vieux de plus d'un milliard d'années qui se réveille avec une simple goutte d'eau après avoir été séché sur papier filtre.
"Difficile à croire que cette forme orangée séchée soit un organisme si ancien !" s'émerveille la professeure. "Et pourtant, après humidification, le blob reprend immédiatement ses activités principales, notamment la recherche de nourriture."
Un "génie sans cerveau" aux capacités surprenantes
Estelle Durand explique avec enthousiasme : "On l'appelle le génie sans cerveau. Il n'a ni bouche, ni yeux, ni cerveau... Il est composé d'une cellule avec plusieurs noyaux. Et pourtant, il trouve sa nourriture de manière intelligente, contribue à dépolluer certains espaces et produit même des antibiotiques."
Le plat favori du blob ? Les flocons d'avoine classiques. "Mais pas les bio qu'il boude", précise la professeure avec un sourire. "Il n'aime pas le sel ni les aliments trop sucrés. Il suffit de dresser une barrière de sel entre lui et le flocon d'avoine pour constater qu'il trouvera toujours le chemin le plus court pour contourner l'élément salé."
Une connexion spatiale exceptionnelle avec Thomas Pesquet
Ce projet éducatif prend une dimension particulière grâce à son lien avec l'astronaute Thomas Pesquet. En effet, les 4 500 classes françaises participant à l'expérience, dont celle de l'institut d'Alzon, ont commencé cette aventure en parallèle avec l'astronaute qui a lui aussi réveillé un blob à bord de la Station Spatiale Internationale.
"C'est vraiment super original", se réjouit Jérémie, élève de seconde. "J'ai bien aimé le travail avec les 6e. Ça nous entraîne à notre futur rôle de parent. Certains étaient impressionnés par le blob. On leur avait expliqué qu'en dehors de la boîte, ça grandit super vite. Du coup, certains avaient un peu peur de se lancer dans l'expérience."
Pour Charlotte, cette expérience sort véritablement du lot : "C'est une chance de travailler avec Thomas Pesquet. Ce n'est pas n'importe qui, c'est génial que notre établissement entretienne des liens avec lui. Et puis c'est passionnant de comparer nos résultats avec les siens."
Un organisme aux capacités d'adaptation remarquables
Lorsqu'on ne le nourrit plus, le blob entre dans une phase de veille remarquable. "Il peut passer plusieurs années endormi et se réveiller quand les conditions s'y prêtent", explique Estelle Durand. Cette capacité de survie exceptionnelle ajoute à la fascination qu'exerce cette créature sur les jeunes scientifiques en herbe.
Toutes les données recueillies par les élèves sont précieusement comptabilisées et serviront aux chercheurs pour mieux comprendre ce fameux blob. L'étude menée par Thomas Pesquet à bord de l'ISS trouve ainsi un écho particulièrement vibrant dans les salles de classe nîmoises, où la science prend une dimension concrète et passionnante.
Cette rencontre hors norme avec le blob a véritablement séduit l'ensemble des participants, créant une dynamique éducative unique où la curiosité scientifique se nourrit d'expériences tangibles et de connexions exceptionnelles avec la recherche spatiale.



