Les jours fériés : une tradition qui divise depuis l'Antiquité
Jours fériés : une tradition antique toujours débattue

La question des jours fériés, chômés ou festifs agite les conversations depuis des millénaires. Dans sa chronique hebdomadaire, David Abiker, présentateur de la matinale de Radio Classique, revient sur cette tradition qui trouve ses racines dans l'Antiquité romaine.

Des jours fériés en abondance à Rome

Le pont du Gard, construit par les Romains vers l'an 50, n'a rien à voir avec le nombre considérable de jours fériés qui existaient à Rome. Selon Jean-François Colosimo, éditeur, philosophe et théologien, récemment élevé au rang d'archonte protecteur des Lettres du Patriarcat œcuménique, l'historien anglais Edward Gibbon fut le premier à s'intéresser à ce phénomène dans son ouvrage Histoire de la décadence et de la chute de l'Empire romain (1776).

Un calendrier chargé

Peu avant la chute de Rome en 476, le calendrier comptait pas moins de cent jours de célébrations religieuses païennes, cent cinquante jours de jeux et cinquante-deux dimanches chrétiens. Ces jours chômés, bien que distincts dans leur nature, représentaient une part importante de l'année.

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Un signe de décadence ?

Pour Gibbon, cette abondance de jours fériés était un indicateur de décadence, marquant la fin du sens civique chez les Romains. Cette analyse historique résonne encore aujourd'hui, alors que le débat sur le nombre et l'utilité des jours fériés reste d'actualité.

David Abiker nous rappelle ainsi que la question des jours fériés, loin d'être anecdotique, touche à des enjeux profonds de société, de travail et de sens collectif.

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