IA à l'école : un rapport préconise l'usage dès la 6e
IA à l'école : un rapport préconise l'usage dès la 6e

Un rapport de l'Assemblée nationale, publié ce mercredi 1er juillet, préconise d'introduire l'intelligence artificielle générative dans les pratiques pédagogiques dès la classe de 6e, et d'en expérimenter un usage encadré dès l'école primaire. Le document, rédigé par la députée macroniste Céline Calvez, formule 26 recommandations, dont dix dédiées à l'éducation.

L'IA, une chance pour l'école

« L'éducation ne pourra faire sans l'IA, et devra trouver les moyens de s'approprier, à son bénéfice, des technologies que la population utilise déjà », affirme le rapport. Il recommande de « permettre l'utilisation pédagogique en classe d'outils d'IA générative par les élèves à partir de la 6e, et envisager une utilisation encadrée dès le premier degré ».

Le texte insiste sur le fait que « le professeur est irremplaçable », mais met en avant « le potentiel de personnalisation » offert par ces technologies, « un atout susceptible de révolutionner l'enseignement et la façon d'acquérir des connaissances ». L'IA peut servir à la fois d'outil pour les enseignants en classe et de support de travail autonome pour les élèves.

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Former les enseignants, un impératif

Pour éviter « une école hors-sol qui ignorerait une technologie déjà présente dans toutes les classes » ou à l'inverse « une école livrée sans discernement aux outils proposés par le marché », Mme Calvez plaide pour un « usage lucide, progressif et encadré », afin de faire de l'IA « une chance, et non une menace ».

Le rapport souligne aussi le potentiel de l'IA pour l'inclusion des élèves en situation de handicap et recommande de former l'ensemble des personnels éducatifs, dont les Accompagnants d'élèves en situation de handicap (AESH), à ces usages. Il met toutefois en garde contre plusieurs risques, notamment un possible « désengagement cognitif » des élèves exposés aux écrans et des effets négatifs sur les apprentissages.

Pour y répondre, les députés insistent sur la nécessité de former des enseignants encore insuffisamment préparés et proposent notamment de « rendre obligatoire la formation continue des enseignants à l'IA », assortie d'une certification régulière de leurs compétences.

Enjeux de souveraineté et annonces gouvernementales

Les députés soulignent également un enjeu de souveraineté, appelant à développer des outils éducatifs respectueux « de notre langue » et des « valeurs démocratiques », et à mobiliser la commande publique.

Par ailleurs, le Premier ministre Sébastien Lecornu a annoncé que les élèves de seconde bénéficieront à partir de la rentrée 2027 d'une heure d'enseignement à l'IA par semaine, intégrée au cours de sciences numériques et technologie. Depuis la rentrée 2025, collégiens et lycéens bénéficient déjà d'une formation en ligne à l'IA, « avec des sessions obligatoires pour les élèves de 4e et de seconde ». Cependant, de source syndicale, cette formation a été peu mise en œuvre.

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