Mobilisation Syndicale pour une Éducation en Péril
Ce mardi 31 mars, une mobilisation significative a rassemblé enseignants, accompagnants d'élèves en situation de handicap (AESH) et personnels de vie scolaire devant la sous-préfecture d'Alès. Cette action concertée, initiée par plusieurs syndicats dont la FSU, la CGT, l'UNSA, SUD et la CFDT, vise à alerter sur ce qu'ils qualifient de dégradation continue du service public d'éducation.
Une Situation Préoccupante dans le Gard
Au cœur des revendications, la suppression annoncée de postes dans le département du Gard suscite une vive inquiétude. Les syndicats dénoncent la perte de l'équivalent de 29 emplois dans le second degré et la fermeture de 17 classes à la rentrée prochaine. "Contrairement à ce qu'on entend, on sera encore à près de 30 élèves par classe", souligne Marion Laval, secrétaire départementale du Snes-FSU et enseignante au collège Jean-Racine.
La Souffrance au Travail en Explosion
Les conditions de travail se détériorent selon les manifestants. Marion Laval pointe du doigt l'explosion de la souffrance au travail et le manque criant d'accompagnement pour les élèves. La baisse démographique, qui aurait pu permettre de réduire les effectifs par classe, est utilisée pour justifier des coupes budgétaires plutôt que pour améliorer les conditions d'apprentissage.
Les autres préoccupations majeures incluent :
- Le manque chronique d'AESH pour accompagner les élèves en situation de handicap
- La précarité des AED (aide éducative à domicile)
- La réduction progressive de certaines options éducatives
- Une vision jugée "purement budgétaire et court-termiste"
Actions de Résistance et Conséquences
Dans plusieurs établissements scolaires, des actions de protestation ont déjà été menées, incluant des boycotts, des votes contre les dotations budgétaires et des opérations "collèges morts". Les syndicats observent parallèlement un exil croissant des familles vers les établissements privés, fragilisant davantage l'école publique.
Les grévistes lancent un appel urgent à investir massivement dans l'éducation, affirmant que "il en va de l'avenir de nos élèves". Cette mobilisation à Nîmes et Alès s'inscrit dans un contexte national de tensions autour de l'avenir du service public d'éducation, alors que les restrictions budgétaires pour 2026 se précisent.



