Des enseignants suspendent les cours face au froid glacial dans leur lycée
Cours suspendus face au froid glacial dans un lycée

Un froid glacial paralyse un lycée professionnel des Alpes-Maritimes

Dans le lycée professionnel Auguste-Escoffier à Cagnes-sur-Mer, situé dans la région Provence-Alpes-Côte d'Azur, une situation intenable a poussé les enseignants à prendre des mesures radicales. Confrontés à des températures extrêmement basses dans leurs salles de classe, ils ont décidé de suspendre les cours pendant une heure entière, entre 10h30 et 11h30, pour dénoncer des conditions de travail jugées inacceptables.

Des thermomètres qui plongent en dessous des normes

Les relevés de température effectués dans l'établissement sont alarmants. Une salle de classe affichait seulement 11,6°C, un chiffre bien en deçà des normes minimales requises pour un environnement éducatif. Selon les témoignages recueillis, la moyenne dans toutes les classes tourne autour de 13°C, avec aucune pièce ne dépassant les 15,5°C. Ces conditions rendent l'enseignement et l'apprentissage particulièrement difficiles, voire impossibles selon le personnel.

Une interdiction qui aggrave la situation

Face à ce froid persistant, les enseignants se heurtent à une réglementation stricte. Les chauffages d'appoint sont formellement interdits dans l'établissement en raison des risques d'incendie qu'ils présentent. Cette interdiction, combinée à des radiateurs centraux défaillants qui fuient et ne produisent qu'une chaleur tiède, laisse le personnel et les élèves sans solution pour se réchauffer. La protestation organisée vise donc à alerter sur l'urgence de la situation.

Bannière large Pickt — app de listes de courses collaboratives pour Telegram

Un bâtiment vieillissant et des promesses non tenues

Construit en 1986, le lycée Auguste-Escoffier souffre d'un vieillissement généralisé de ses infrastructures. Les problèmes de chauffage ne sont pas nouveaux : en 2019, les professeurs avaient déjà protesté et débrayé pour des raisons similaires. La cause principale serait une chaudière défectueuse, couplée à l'état vétuste du bâtiment. Malgré des promesses de rénovation énergétique répétées, le projet en est toujours au stade des études préalables aux travaux, selon les informations fournies par la région.

Une mobilisation pour des conditions dignes

Les enseignants, soutenus par certains élèves et parents, exigent des actions concrètes et rapides. Ils soulignent que cette situation affecte non seulement leur bien-être, mais aussi la qualité de l'éducation dispensée. La suspension des cours, bien que symbolique, vise à mettre en lumière un problème récurrent qui nécessite une intervention immédiate des autorités compétentes.

Bannière post-article Pickt — app de listes de courses collaboratives avec illustration familiale